De Ibrahima Diamé correspondant de Teranganews à Kaolack
Face à l’impossibilité de la Sonacos d’acheter le kilogramme d’arachides à 300 FCFA ou plus, comme le font les opérateurs chinois et autres, le gouvernement du Sénégal a trouvé un certain nombre de mécanismes pour permettre à cette industrie nationale de s’approvisionner en matière première. Parmi ces stratégies, il y’a l’application d’une taxe de 30 F sur le Kg d’arachides avant de bloquer les exportations en fermant les frontières.
En dépit de tout cela le prix du Kg n’a pas baissé, les chinois continuent d’acheter au même prix. Cela au détriment de la Sonacos qui peine toujours à entrer dans la concurrence pour obtenir des graines. C’est par la suite que le directeur général de la Sonacos est sorti récemment pour annoncer un prix consensuel dit-il auquel tout le monde doit désormais acheter le Kg d’arachides. Ce que rejette en bloc les associations paysannes du bassin arachidier qui ont formé une plate forme regroupant au moins huit (8) associations paysannes, pour dire non et s’opposer aux propositions de Modou Diagne Fada dont ils disent n’avoir jamais été associés en tant producteurs pour tomber d’accord sur ce consensus, en tant que acteurs qui se considèrent comme partie centrale de la chaîne. Ils se sont donnés rendez-vous ce Lundi 21 décembre au lendemain de la déclaration du Dg de la Sonacos à Keur Madiabel pour fustiger et rejeter ce prix qui, de leur point de vue est dérisoire . Il n’est pas question pour eux disent-ils de vendre le Kg d’arachides à moins de 300 FCFA. Ils ont démarré ainsi à Keur Madiabel, une campagne de dénonciation face à ce qu’ils considèrent comme une volonté manifeste de d’exploiter les paysans.
Cette nouvelle plateforme des paysans mise en place interpelle aussi par la même occasion le Président Macky Sall à qui, il demande de revoir ses nominations au poste de Dg de la Sonacos pour éviter la politisation à outrance de la gestion cette société. « Les politiciens qu’ils nomment à tête de cette société sont à l’origine de toutes les toutes difficultés que traverse l’entreprise » soutient Ibrahima Badiane, le porte parole du jours de la Plate forme. L’exemple de Modou Diagne Fada est là, fulmine t-il.

