De Ibrahima Diamé correspondant de Teranganews à Kaolack
Depuis trois jours la Dscos procède à la démolition des maisons situées dans la partie Est de l’Aérodrome de Kahone. Pour l’heure, près d’une vingtaine de maisons sont déjà détruites. Les maisons qui étaient en construction, tout comme celles qui étaient déjà achevées et habitées ont été rasées par les engins destructeurs.
Les victimes dont les maisons sont touchées se sont réunis en collectif pour dénoncer cette situation. Selon les propriétaires qui affirment toujours avoir acquis ces maisons de façon légale et réglementaire, ils n’ont jamais été avertis à temps. C’est la psychose générale chez ces sinistrés qui interpellent le président Macky Sall. Ils demandent l’arrêt de la démolition et exigent la délocalisation de cet aérodrome. « Kaolack, Kahone y compris les chefs religieux, demandent tous la délocalisation de cette infrastructure, un aérodrome ne peut pas s’ériger dans cet espace, c’est une insécurité que cela risque d’installer d’autant plus que l’on nous parle d’une base d’atterrissage militaire pour des interventions en cas d’urgence », fulmine l’un des porte parole du Collectif…
Sur les lieux des démolitions, les gravas et les morceaux de briques jonchent le sol, et dominent le décor, c’est la psychose générale chez les propriétaires de maisons en question. Et l’opération est d’autant plus dure avec eux que ça coïncide avec l’ouverture des Classes, cela perturbe la scolarité des élèves dont beaucoup d’entre eux ont perdu leurs matériels scolaires avec la surprise des bulldozers, personne n’a eu le temps de se préparer avec la sommation sans délais de la Dscos qui est passé à l’action à leur grande surprise. Nous sommes obligés d’aller au niveau de leurs écoles pour expliquer leurs professeurs, la situation que vivent ces élèves, regrette une mère de famille, membre du Collectif, le visage très triste. C’est une opération de déguerpissement « criminel » selon eux. Et nous interpellons le chef de l’État dont nous avons l’intime conviction qu’il n’est pas au courant et ce n’est pas lui qui ordonné cette opération.

