Le fait n’est pas passé inaperçu. Pas une seule fois le nom de Macky Sall n’est sorti de la bouche de l’ex désormais présidente du Conseil Économique Social et Environnemental (CESE), ce vendredi lors de son message d’adieu. Aminata Touré a royalement zappé Macky Sall. Elle a préféré parler des drames de l’émigration clandestine avec son lot de mort en s’inclinant devant la mémoire des disparus. Entourée de ses collaborateurs Mimi Touré a promis de parler aux Sénégalais très prochainement de son avenir politique tout renouvelant son engagement continu pour le Sénégal. « mon engagement ne s’arrête pas ici. Il continu pour le Sénégal. », a-t-elle fait savoir.
Aminata Touré, après déposé ses rapports d’activités, après 16 mois de présidence, a promis de revenir très prochainement sur l’actualité politique. A l’en croire le CESE est une institution et donc n’est pas l’endroit le mieux indiqué pour parler de son avenir politique qui suscite de nombreuses interrogations depuis qu’elle a été débarquée, dimanche dernier, par le chef de l’État au profit d’Idrissa Seck. « Je vous donne rendez-vous, pour d’autres questions, en dehors d’ici. Evidemment, nous aurons beaucoup de choses à discuter, pendant très longtemps. Mon engagement pour le Sénégal ne se perdra qu’avec mon dernier souffle », a-t-elle déclaré.
C’est un fait qui a attiré l’attention de plus d’un. Dans son discours d’adieu qui a duré presque 9 minutes, Mimi Touré n’a pas, une seule fois, prononcé le nom du chef de l’État, Macky Sall. Pourtant, à l’entame, après avoir rendu grâce à Dieu, l’ancien Premier ministre a remercié tous ses collaborateurs au CESE.
Même si on ignore les raisons qui l’ont amené à ne pas prononcer le nom du président de République, encore moins celui de son successeur,
Enfin l’ancienne premier ministre n’a pas manqué de plaider pour la pérennisation et le renforcement et la pérennisation de cette institution. « Le Cese est une institution qui a toute sa pertinence dans l’architecture de l’État du Sénégal. C’est une institution consultative qui doit perdurer et nous avons au cours de ses 16 mois produits des rapports. Le dernier en date, c’était nos recommandations sur la gestions des conséquences de la Covid-19 », a-t-elle déclaré.

