L’élection présidentielle, aux États-Unis, se caractérise par une particularité notable, c’est un suffrage indirect. Il n’est pas élu celui qui a convaincu le plus d’électeurs. Les candidats à la présidence et à la vice-présidence, choisis ensemble sur le même « ticket » : les Américains en âge de voter élisent un « Collège électoral », composé de 538 membres désignés au niveau des États. Est donc élu celui qui remporte 270 ou plus de ces « grands électeurs ». Un système lié au fédéralisme américain et à l’histoire des États-Unis. Cent millions d’américains ont déjà voté par anticipation.
Campagne électorale
Elle débute le premier week-end de septembre, précédant le scrutin. A coup de publicités, clips vidéo, rassemblements et déplacements, les candidats tentent de convaincre leur électorat et n’hésitent pas à attaquer directement leurs ennemis. Par exemple, lors de l’élection de 2016, Hillary Clinton est parvenue à lever des fonds démesurés pour financer sa campagne creusant l’écart avec le richissime homme d’affaires Donald Trump. Cet argent provient en majeure partie de fonds privés.
Le mode de scrutin
Les citoyens américains élisent leur président au suffrage universel indirect. Le premier mardi de novembre, les électeurs votent dans chaque État pour choisir leurs grands électeurs. Le choix de ce jour précis a été fait en fonction des préoccupations passées des Américains. Vivant dans un environnement davantage rural, il leur fallait plus de temps pour rejoindre les villes. Pour ne pas partir le dimanche, jour chômé et de prières, ils quittaient leur ville le lundi pour arriver le mardi sur les lieux de vote.
Tous les électeurs américains ne votent pas toujours en même temps. A cause de la rigidité du calendrier électoral qui impose une date de scrutin en semaine, certains États organisent des votes anticipés et mobilisent ainsi les votants qui travaillent.
L’élection se joue vraiment dans les « swing states » ou États clés qui peuvent faire basculer le scrutin. Leurs électorats sont parfois moins marqués.
Grands électeurs
Lors de ce scrutin qui désigne les grands électeurs, la liste arrivée en tête rafle toutes les voix de l’État.
Le nombre de grands électeurs dont dispose chacun des cinquante États correspond au nombre d’élus au Congrès de Washington : soit deux sénateurs et un nombre de députés proportionnel au nombre d’habitants de l’État. Les grands électeurs sont donc 538 dans tout le pays. Ils forment le collège électoral qui se chargera d’élire le président.
Lors de ce vote du 3 novembre, les Américains ne se déplacent par seulement pour choisir leurs grands électeurs mais aussi un nouveau gouverneur, leurs représentants au Sénat notamment.
Même si les citoyens américains n’élisent pas directement leur président, le choix des grands électeurs est déjà déterminant quant à l’issue du scrutin.
Le vote du collège électoral
Le premier lundi qui suit le deuxième mercredi de décembre, c’est au tour des grands électeurs de voter directement pour le président. Le dépouillement de leur vote aura lieu quinze jours plus tard au Sénat à Washington.
C’est à cette date que le candidat vainqueur est déclaré à condition qu’il remporte au moins 270 voix de grands électeurs sur les 538. Le président et le vice-président sont officiellement nommés.
Le président élu fait ensuite son discours d’investiture devant le capitole une main sur la Bible, le 20 janvier à midi lors de l’Inauguration Day.
Cette année, le ticket démocrate est composé de Joe Biden et de Kamala Harris. Donald Trump et Mike Pence forment le ticket conservateur.

