De Amédine FAYE, correspondant de Teranganews à Tambacounda
Dans cette affaire vidée ce mercredi 21 octobre 2020, le tribunal correctionnel de Tambacounda n’a pas suivi le réquisitoire du procureur de la république qui a requis six mois ferme de prison contre ces cinq jeunes au finish, ils ont écopé de trois mois ferme de prison.
Reconnus coupables des faits de rassemblement illicite ayant occasionné des dommages, violence, voies de faits, les cinq jeunes, dont certains sont âgés entre 21 ans et 27 ans, écopent finalement de trois mois ferme d’emprisonnement.
Au mois de septembre dernier, les jeunes du quartier de Niamalang de la commune de Makacolibantang (Département de Tambacounda) ont initié des activités de nettoiement de certains lieux de leur localité pour ensuite organiser dans la nuit une soirée dansante. Faute d’autorisation, celle-ci sera interrompue par les éléments de la gendarmerie qui ont, par la même occasion, confisqué le matériel de sonorisation une fois sur les lieux. Mécontents de cela, des jeunes ont aussi tôt tenu dans la même nuit une marche. Et au cri de « Nous voulons danser ! Nous voulons la liberté », ils se sont vite rendus aux domiciles du sous-préfet de Makacolibatang et de son adjoint. Là, ils caillasseront les habitations de ces autorités et défonceront les portes domiciliaires.
L’enquête menée par la gendarmerie a abouti à l’arrestation de cinq jeunes (dont un étudiant) identifiés comme ayant participé à la marche. A leur comparution, ils ont nié les faits, même s’ils ont reconnu être les organisateurs des activités de nettoiement et de la soirée dansante.
« On n’était même pas au courant que des jeunes avaient tenu une marche jusqu’à ce qu’ils ont caillassé les maisons du sous-préfet et de son adjoint », se défendent les inculpés.
Le seul témoin des faits a confié devant la barre qu’il n’est pas en mesure d’établir l’identité des jeunes qui ont participé à la marche de cette nuit. Et par conséquent, il ne peut pas confirmer l’implication des cinq accusés à la manifestation. Il dit avoir tenté de raisonner les 3OO marcheurs, en vain.
Avant de requérir six mois ferme contre les cinq fauteurs, le parquetier s’est offusqué de cet acte qui aurait pu causer de sérieux dommages, à l’en croire, s’il n’y avait pas eu l’intervention des gendarmes.
« Ce qui s’est passé ce jour-là est déplorable. C’est des actes qu’on ne peut pas tolérer », dénonce –t-il, voyant même dans les agissements de ces jeunes des «infractions contre l’autorité de l’Etat ».
Au finish, le tribunal correctionnel de Tambacounda a reconnu coupables tous les cinq prévenus des faits qui leur sont reprochés et les a condamnés à trois mois de prison ferme.

