Le Covid-19 a fini de s’installer au Sénégal comme l’atteste la hausse du nombre de cas communautaires, car en dehors du nombre de morts et de patients admis en réanimation, il est aussi noté l’augmentation des cas communautaires et une baisse du nombre de test.
Le nouveau coronavirus est en train dans sa phase active de transmission communautaire au Sénégal alors toutes les régions sont touchées maintenant par les cas issus de la transmission communautaire tant redoutée par les autorités sanitaires en première de la lutte contre la pandémie.
En effet, la transmission communautaire se produit lorsqu’une personne contracte la COVID-19 d’une source inconnue et qu’un lien épidémiologique ne peut être établi. En d’autres mots, c’est lorsque le virus se propage au sein même d’une communauté, d’une personne à l’autre.
Une situation notée ces derniers jours avec une montée en flèche des cas communautaires. En seulement 72 heures le Sénégal a enregistré un chiffre record de 224 cas issus de la transmission communautaire. Au même moment le ministère de l’Intérieur annonçait vendredi de nouvelles mesures de renforcement en rendant le port du masque obligatoire dans tous les lieux publics, les transports mais aussi l’interdiction des plages et de tout rassemblement.
En effet rien qu’entre le mois de juin et juillet quelques 1300 personnes avaient été infectées par ce mode de contamination.
Une multiplication des cas communautaires qui intervient juste après la célébration de la fête de la Tabaski ou on a noté beaucoup de déplacements de populations vers l’intérieur du pays occasionnant un relâchement u respect des gestes barrières alors que le ministère de la Santé avait lancé un appel aux Sénégalais à éviter ces déplacements comme ça avait été le cas lors de la Korité avec l’instauration des mesures de l’état d’urgence assorti du couvre-feu levée depuis par le président Macky Sall.
Pourtant le Pr Moussa chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Fann de Dakar chargé de la lutte nationale contre le Covid-19, avait sonné l’alerte sur le risque d’augmentation des cas communautaires déjà au mois d’avril, deux mois après la détection du premier cas à Dakar. « Les études ont montré qu’un cas communautaire pourrait en un mois contaminer plus de 400 personnes. Si on n’y prend garde, ils risquent d’être l’étincelle qui embrasera le brasier. Et c’est tout le sens de la participation de la communauté à la lutte, en respectant les mesures barrières, et surtout rester chez soi, ne sortir qu’en cas de besoin tout en se protégeant. »
A ce jour, le Sénégal compte 11.380 cas positifs dont 7.449 guéris, 238 décès et 3.692 encore sous traitement.
Des chiffes largement sous-évalués selon des spécialistes. Une position qui peut se comprendre car avec le changement de stratégie par le ministère de la Santé, il est difficile d’avoir des indicateurs fiables sur la situation de la pandémie au Sénégal même si les autorités sanitaires en charge du traitement assurent que les chiffres sont avérés. Désormais seuls les cas symptomatiques sont testés. Alors qu’au même moment beaucoup d’observateurs prônent des tests massifs pour accroître la lutte contre le coronavirus.

