Avec la participation de premiers ministres, de membres du Parlement, d’ambassadeurs des Nations Unies et de responsables religieux, d’intellectuels ainsi que des représentants d’institutions universitaires.
Depuis le siège des Nations Unies à Genève Mohammad Alissa lance le congrès « Les initiatives pour protéger les jeunes contre l’idéologie extrémiste et violente ».
La Ligue islamique mondiale rassemble 44 conférenciers internationaux pour traiter de certaines des grandes problématiques contemporaines.
Mohammad Alissa : «
Nous aspirons à protéger les jeunes en démantelant l’idéologie extrémiste ainsi que son environnement propice.
Dès les premières années, les programmes scolaires doivent inculquer le facteur essentiel de la diversité et du pluralisme comme source d’enrichissement et de prospérité pour l’humanité.
Nous appelons à des programmes efficaces qui renforceraient le rôle de la famille et promulgueraient des lois contre la haine, le racisme et la marginalisation.
Il est temps que les plateformes religieuses et intellectuelles influentes dépassent les sentiments et les émotions de sorte à aborder les thèmes de façon pragmatique.
Genève,
Depuis le siège des Nations Unies à Genève, le Secrétaire général de la Ligue islamique mondiale cheikh Mohammad Bin Abdul Karim Alissa a lancé le congrès « Les initiatives pour protéger les jeunes contre l’idéologie extrémiste et violente). Lors d’une conférence internationale à laquelle des Premiers ministres, des membres du Parlement, des ambassadeurs internationaux, des responsables religieux, des intellectuels, des représentants d’organisations civiles et ainsi que des universitaires ont pris part.
Mohammad Alissa a souligné que le but de ces initiatives est de protéger les jeunes contre les idées extrémistes et violentes. Cette étape se fera par le démantèlement de l’idéologie et des environnements qui génèrent l’extrémisme. En outre, elles renforceront le rôle de l’identité nationale, la sécurité intellectuelle, protégeront les libertés religieuses, et elles consolideront la présence positive des jeunes musulmans en Europe en les protégeant des dangers de l’extrémisme. De plus, l’éducation, la famille, les plateformes religieuses, intellectuelles et sociales influentes devront être impliquées et utilisées pour protéger les jeunes.
Il a souligné l’énorme responsabilité des établissements d’enseignement du monde entier et leur devoir de protéger les jeunes de toutes les pensées extrémistes, quelles que soient leurs natures. Une telle entreprise sera mise en œuvre par la création de programmes d’études avec des «activités interactives» qui viseront à consolider l’impératif de diversité et de pluralisme dans notre monde; car ces derniers représentent les facteurs d’enrichissement pour l’humanité en renforçant ses capacités et son unité. Sachant que les affrontements religieux, ethniques et intellectuels représentent un grand danger pour la sécurité nationale et la paix mondiale.
Le Secrétaire général a souligné l’importance de ne pas adresser aux enfants et aux jeunes tout discours qui alimente les conflits et la haine, motive l’hostilité et le racisme, tout en insistant sur le principe de l’égalité juste entre les personnes, le respect de la diversité humaine comme argument important pour la paix et l’harmonie des nations et des sociétés. Dans cette optique, la diffusion de la bienveillance et de la tolérance doit être soulignée, et dans le même temps, toute pensée appelant à la haine, au racisme et à la marginalisation doit être complètement rejetée.
Le Secrétaire de la Ligue a appelé les autorités responsables de chaque pays à élaborer des programmes efficaces pour renforcer le rôle de la famille dans la construction des personnalités des enfants et des jeunes. Il faut rechercher des programmes efficaces et établir de multiples partenariats en vue de soutenir l’harmonie religieuse, culturelle et ethnique dans les pays à forte diversité, en particulier ceux qui souffrent d’un problème d’intégration. Et en même temps il faut promulguer des législations visant à réduire les discours qui prônent la haine, le racisme et la marginalisation.
Il a en outre souligné que les institutions religieuses et intellectuelles doivent véritablement prendre conscience de leur responsabilité en ce qui concerne la lutte contre les idéologies d’extrémisme, de violence et de terrorisme. Cela doit se faire à travers une analyse minutieuse de leurs idéologies, avec un démantèlement systématique et précis de celles-ci. En même temps, nous devons demander à toutes les plates-formes religieuses et intellectuelles influentes d’utiliser un discours qui va au-delà de l’expression des sentiments, des émotions et de l’esprit de sorte qu’il soit plus pragmatique.
Le Secrétaire général a déclaré: « Il est également important de mettre un terme à l’exportation ou à l’importation d’opinions et d’idées religieuses en dehors de leur contexte initial, car le bon discernement religieux est qui celui qui prend en ligne de compte le changement de la fatwa et du sermon, selon le temps, le lieu et les conditions. Mais dans tous les cas de figure l’extrémisme reste inacceptable et ce quelles que soient les circonstances. «
Il a poursuivi: « Dans ce cadre défini, il est nécessaire de renoncer à toute tutelle extérieure d’un centre religieux, en incluant les centres qui utilisent un nom générique ou non religieux tout en pratiquant des activités religieuses. Ainsi chaque centre devra lui-même mettre en œuvre des programmes efficaces pour lutter contre l’extrémisme religieux, et être efficace également dans la promotion de l’harmonie nationale. «
Cheikh Alissa a affirmé que : « La conscience se rend compte que les valeurs de son ouverture, de sa tolérance et de sa logique culturelle sont les véritables facteurs de réussite du dialogue objectif ». Il a également déclaré: « La nature originelle de l’Homme est bonne et saine, il n’a pas été créé mauvais, ni raciste, ni haineux, cependant, les aspects négatifs de l’éducation, de la famille et de l’environnement sociétal, en plus des aspects négatifs de la politique sont les éléments qui génèrent ces comportements mauvais et détournent ainsi la personne de sa nature originelle. «
Il a averti que les controverses les plus dangereuses sont les débats malveillants entre les adeptes des religions et le mépris mutuel qui en découlent ; fait qui est une réalité futile et qui a une longue histoire, que les réformateurs et les sages se doivent de rejeter. D’où l’importance du dialogue entre les adeptes des religions, le respect de l’opinion et de la religiosité dans le cadre de la bonne éthique. Tout le monde a conscience que ce mépris a été l’une des principales causes des affrontements entre les civilisations et de l’escalade de l’extrémisme de part et d’autre, sachant qu’au bout du compte tout le monde est perdant, en plus du fait que la menace que cela représente pour la sécurité des États et des sociétés à travers les réactions à l’extrémisme violent.
Pour sa part, le Grand Mufti d’Égypte, le cheikh Chaowki Allam a déclaré que les aspirations des terroristes se sont développées au point de former des armées organisées et d’envahir la technologie moderne. On est passé de pratiques individuelles aléatoires à un phénomène collectif organisé qui a créé une situation d’instabilité dans le monde.
Il a souligné que la seule façon de contrecarrer ces idées destructrices qui menacent l’humanité est une coopération et une solidarité étroites entre les pays du monde entier et de leurs organisations, en diagnostiquant la problématique et en mettant en place des mécanismes pour y faire face, en plus du fait de promulguer des lois pour l’éliminer. Il a ajouté : « Les institutions concernées, en particulier les institutions religieuses, doivent affronter l’idéologie extrémiste en suivant, analysant et en surveillant le développement de ces idéologies à partir de ses racines historiques ».
Le Ministre des legs et Président du Conseil suprême des affaires islamiques de la République arabe d’Égypte, le professeur Muhammad Mukhtar Jumaa, a noté que le terrorisme est devenu la maladie la plus dangereuse de notre époque. Il est devenu électronique, n’ayant pas de frontière il se répand plus facilement que n’importe quel virus.
Il a déclaré: « Nous tous, individus, pays et organisations, nous devons travailler ensemble sur un terrain humain. Il n’y a pas de développement, de prospérité, de progrès ou d’économie mondiale sans sécurité, il n’y a pas de sécurité avec le terrorisme ; on n’éliminera pas le terrorisme sans protéger nos jeunes de l’extrémisme. «
Le Secrétaire général de l’Organisation de coordination entre les sociétés civiles : M. Johan Garfunkel a déclaré : « Cette conférence organisée par la Ligue islamique mondiale est un appel au monde entier à s’unir face aux idées d’extrémisme, de violence, du discours de haine et de xénophobie. Et nous devons protéger les enfants et les jeunes contre les pièges de la haine, qui des fois sont promus par les écoles, les universités, internet ou autres.
Le Président du Conseil suprême islamique d’Algérie, M. Bouabdallah Mohamed RoulamAllah, a remercié la Ligue islamique mondiale sous la direction de cheikh Mohammad Alissa, notamment pour ses efforts au niveau mondial, pour la promotion des vraies valeurs islamiques qui prônent le message humaniste de notre religion. L’Islam, avec ses valeurs, et les musulmans avec leur nombre, ne peuvent qu’établir un partenariat avec les autres religions et cultures pour servir l’humanité.
La Présidente de l’Académie Arietta Genève, Mme Sybil Robrecht, a affirmé l’importance de la coopération pour instaurer une culture de diversité et de respect de l’identité, en plus de la promotion de l’intégration nationale et de la protection des jeunes en les impliquant à être des leaders d’opinion tout en étant au service de la société.
Elle a déclaré: « Les médias sociaux ont submergé les jeunes au point d’avoir un impact considérable sur eux. Les groupes terroristes les ont tout naturellement exploités pour diffuser leurs messages et attirer des jeunes du monde entier » ; elle a souligné le fait que l’extrémisme violent est un danger qui cible les relations à l’intérieur de la société, provoque division et menace toutes les sociétés humaines.
L’honorable membre du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, Mgr Khaled Okasha, a estimé que « La Charte de La Mecque » est une des sources d’espoir contemporaines pour la promotion de la paix et de l’harmonie dans le monde, ainsi que pour la lutte contre le discours de l’extrémisme et de la haine. Il a déclaré que la violence aveugle enveloppée de religion implique absolument d’analyser les milieux propices à l’extrémisme et à la violence pour pouvoir s’en prévenir. En particulier, la protection des catégories de jeune ciblées par ceux qui convoitent de promouvoir les idéologies extrémistes et violentes, qu’elles soient politiques, religieuses ou autres.

