De Adama SENE, Correspondant TerangaNews à Saint-Louis
Après les grèves répétitives du personnel fustigeant les manquements et autres mauvaises conditions de travail à l’hôpital régional de Saint-Louis, c’est autour des malades et accompagnants de dénoncer la dégradation des salles d’hospitalisations dans certains services de la structure sanitaire.
Au service de chirurgie 1 de l’hôpital régional, l’attention du visiteur est attirée par les fissures et autres dégradations de la dalle des salles d’hospitalisation. D’ailleurs les malades et accompagnants internés à la salle 6, dénoncent cette situation d’insécurité. « Nos malades ne sont pas en sécurité. Il arrive tard dans la nuit que des parties de la dalle tombent par terre. Même si ce ne sont pas de grosses pierres, elles peuvent blesser parce qu’elles sont en béton et sont suspendues à des mètres au-dessus des lits des patients. Le chef de service et le personnel soignant sont avisés. Que l’hôpital prenne toute ses responsabilités en cas de dégât majeur venant de ces chutes de la dalle », a averti-Ndeye A Ndiaye. Avant d’expliquer que les accompagnants utilisent toutes les astuces pour ne pas trop exposer leurs malades. « Faites le tour des salles d’hospitalisation de la chirurgie 1, tous les lits sont déplacés parce que les gens fuient les zones présentant des fissures ou des risques de chute. Pour mon cas j’ai presque barré la porte allant vers le couloir, mais je n’ai pas le choix car je ne veux pas exposer davantage mon mari déjà trop malade », a-t-elle soutenue. Comme s’ils n’attendaient qu’un signal, les autres parents de malades se sont joints aux plaintes pour dénoncer les mauvaises conditions d’hospitalisation.
D’un âge assez mûr, vêtue d’un boubou bleu et d’un foulard blanc enroulé sur les épaules, sur un « wolof » chaotique, Mme Sabaly verse sa bile. « Les responsables de l’hôpital ne sont intéressés que par l’argent. Malgré la dalle menaçante, rien n’est gratuit ici et pire les conditions d’hospitalisation laissent à désirer. Mon mari est diabétique et a une plaie au pied, bientôt on fera une semaine, mais il ne peut pas accéder aux toilettes parce qu’elles sont étroites et sales. Les moustiques piquent de jour comme de nuit. On a amené des malades mais on risque de rentrer tous malades du paludisme », a-t-elle râle. Des dénonciations ont été conformées par d’autres accompagnants de patients. Certains d’entre eux ont également profité de l’occasion pour inviter les responsables de l’établissement sanitaire, à s’orienter sur des travaux rendant plus confortable le séjour des malades et de leurs accompagnants au lieu de s’attarder à ceux d’embellissement de l’entrée de l’hôpital.

