Les 63 élèves-officiers sénégalais et d’autres pays africains de la 39-ème promotion de l’Ecole nationale des officiers d’active (ENOA) de Thiès ont pris part, jeudi, à la présentation au drapeau, un rite marquant la fin de l’initiation aux traditions de l’école, dans le cadre d’une formation militaire de deux ans.
« La présentation au drapeau marque la fin de l’initiation aux traditions de l’école qui constituent le socle de la formation des élèves-officiers et le cordon ombilical entre les jeunes et les anciens », a indiqué le colonel David Diawara, commandant l’ENOA, lors d’une cérémonie dans l’enceinte de l’école.
Cette cérémonie ancrée dans les traditions de l’école militaire a eu lieu dans la mythique cour de la devise, un « sanctuaire inaccessible », où les élèves ne sont pas admis, avant d’avoir participé à ce rituel.
Des responsables des forces de défense et de sécurité, dont notamment le commandant de la zone militaire numéro 7, le colonel Maguette Ndiaye, et des proches des élèves-officiers y étaient présents.
Entrée à l’ENOA depuis le 9 septembre dernier à l’issue d’un concours « très sélectif », cette promotion est composée de 46 élèves-officiers sénégalais et 17 ressortissants de 13 pays amis, a précisé le colonel David Diawara, commandant de l’école.
Les nouveaux élèves officiers d’active (EOA), d’une moyenne d’âge de 28 ans, ont jusque-là suivi l’initiation aux traditions de l’Ecole et la formation initiale du combattant.
Il s’est agi de leur inculquer les rudiments de l’éducation militaire et renforcer leurs capacités à surmonter les défis qui jalonneront leur carrière. Une sorte de « case de l’homme », où ils se sont imprégnés des valeurs de respect de l’ancien, d’humilité, de don de soi.
Il a salué « l’humilité, l’abnégation et le sens du dépassement de soi, la rigueur » dont ils ont fait montre face aux exigences de la formation durant cette phase déterminante de la vie de l’école. Ce qui leur a valu d’être présentés au drapeau.
Le drapeau de l’ENOA « représente aussi celui de toute une armée et de toute une nation », a-t-il fait valoir. « Vous avez désormais le devoir et l’obligation de le défendre en tout temps, en tout lieu et en toute circonstance, au prix de votre vie », leur a-t-il encore lancé, de manière solennelle.
La symbolique du drapeau national, de ses couleurs, leur a été expliquée. Tout comme les inscriptions qu’il porte, à savoir la devise du pays (un peuple, un but, une foi) ; celle de l’Ecole « xel » (l’intelligence), « jom » (le sens de l’honneur), « fit » (le courage) et enfin celle de l’armée « On nous tue, on ne nous déshonore pas ».
Selon Aps, à partir de lundi, les EOA vont démarrer la phase équipe, annonce le responsable de l’Ecole, précisant que jusqu’ici, il s’agissait d’une « mise à l’ambiance » dans le cadre d’une formation devant durer deux ans.
Edgar Nzengui, élève-officier du Gabon, s’est dit honoré d’être reçu à l’ENOA, s’engageant à « aller jusqu’au bout pour ne pas décevoir les autorités » du pays qu’il représente.
Le Bénin, le Burkina Fao, le Cameroun, le Cap-Vert, le Congo, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Guinée, la Guinée Bissau, le Mali, la Mauritanie, le Niger, et le Togo sont représentés dans cette promotion de futurs officiers.

