Le climat des affaires s’est dégradé en juin 2019, en variation mensuelle. En effet, l’indicateur qui le synthétise, calculé sur la base des soldes d’opinion des chefs d’entreprises, a reculé de 0,9 point pour se situer en-dessous de sa moyenne de long terme.
Selon la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee), « cette situation reflète l’orientation défavorable de l’opinion des industriels et des prestataires de services. Sur une base annuelle, l’indicateur de climat des affaires a perdu 2,3 points, en juin 2019 ».
La DPEE de noter, « dans l’industrie, l’insuffisance de la demande (28%), la concurrence supposée déloyale (25%), les difficultés de recouvrement des créances (25%) et l’approvisionnement difficile en matières premières (15%) ont constitué les principales entraves à l’activité ».
Toujours d’après la note de la DPEE, « le climat des affaires s’est détérioré (- 1,3 point) dans le sous-secteur, en rythme mensuel, sur fond d’opinions défavorables des industriels sur la production, l’emploi de main d’œuvre ainsi que les perspectives de production et d’emploi de main d’œuvre. Par contre, l’opinion sur la situation des stocks de produits finis s’est améliorée en liaison avec celle relative à la demande ».
S’agissant du sous-secteur des bâtiments et travaux publics, les contraintes les plus citées par les entrepreneurs interrogés sont les difficultés de recouvrement des créances (100%), la concurrence jugée déloyale (60%), l’accès difficile au foncier (40%), la vétusté des équipements (40%) et l’accès au crédit (40%).
Néanmoins, pour ce qui est du sous-secteur le climat des affaires s’est amélioré (+4,2 points) entre mai et juin 2019, sous l’effet de l’orientation positive des soldes d’opinion relatifs à l’activité et à l’emploi. Les perspectives en termes d’activité, de commandes (publiques et privées) et d’emploi de main d’œuvre ont aussi contribué à l’amélioration de l’indicateur sur la période.
De même, « au titre des services, les chefs d’entreprises interrogés ont majoritairement évoqué les difficultés de recouvrement des créances (53%), la concurrence jugée déloyale (47%), la fiscalité (29%) et l’insuffisance de la demande (18%) comme les principaux facteurs qui ont limité le développement de l’activité, en juin 2019. Au total, le climat des affaires s’est dégradé (-2,0 points) dans le sous-secteur, en rythme mensuel, en liaison avec l’orientation défavorable des soldes d’opinion relatifs au chiffre d’affaires, aux tarifs pratiqués et aux commandes reçues ».
Pour ce qui est du commerce, les difficultés de recouvrement des créances (89%), l’insuffisance de la demande (56%), la fiscalité (44%) et l’accès difficile au crédit (44%) ont constitué les principales contraintes à l’expansion de l’activité.
Toutefois, le climat des affaires s’est renforcé (+1,7 point) en rythme mensuel, sous l’effet de l’orientation positive des soldes d’opinion relatifs au chiffre d’affaires et à la situation des stocks de produits finis. L’opinion sur les perspectives de stocks de produits finis a, également, favorablement contribué à la progression de l’indicateur sur la période.

