603 cas de viols et d’attentats à la pudeur, avec violence. C’est ce que révèle l’enquête nationale annuelle sur les activités des juridictions pour l’année judiciaire 2017-2018, présentée le 15 juillet 2019. C’est ce qu’informe la présidente du Conseil économique, social, et environnemental (Cese), Aminata Touré, à la suite de la rencontre avec le ministre de la Famille, de la Femme et du Genre, Ndèye Saly Diop Dieng.
Ainsi, a-t-elle fait savoir, 3 251 procès-verbaux ont été acheminés vers les parquets près les tribunaux de Grande instance pour des infractions de coups de blessures volontaires, d’homicides ou blessures involontaires, de mise en danger de la vie d’autrui. Selon Mimi Touré, par catégorie d’infractions, les femmes constituent la majorité des victimes.
Mais, se réjouit-elle, contre ce phénomène, l’Etat réagit avec rigueur par des poursuites pénales. « Il y a une grande recrudescence des viols. Le Président Macky Sall a donné des instructions très fermes pour que cette question soit traitée et un conseil interministériel sur la sécurité des personnes et des biens sera organisé », révèle-t-elle.
Aminata Touré a débuté sa première session extraordinaire mardi 30 juillet, après sa nomination à la tête du Cese. Elle a reçu en premier, le ministre de la Famille, de la Femme et du Genre, Ndèye Saly Diop Dieng. D’autres ministères sont attendus pour l’évaluation de leurs programmes.
Alertant sur la gravité de la situation, Penda Seck Diouf, la présidente du Comité de lutte contre la violence faite aux femmes, signale qu’entre novembre 2018 à juin 2019, onze (11) cas de viol dont sept (7) avec décès dans des conditions atroces, ont été dénombrés. Sur 3650 cas de violences dont 668 cas de violences sexuelles sur des mineurs notés, 65% de ces cas ne sont pas punis.

