« La suppression du poste de Premier ministre n’entrave « aucunement le fonctionnement des institutions de la République, parce que ce poste de Premier ministre n’est pas une institution en soi » a déclaré ce samedi à Dakar, le Garde des sceaux, ministre de la Justice, Me Malick Sall.
Répondant aux interventions des députés, le ministre de la Justice a soutenu que « la Constitution n’énonce que les grands principes. Et dans ce cas d’espèce, il a estimé que le règlement intérieur de l’Assemblée nationale en cours de réforme pourrait apporter des réponses pour une bonne application de cette mesure ».
A l’en croire, « cette réforme va permettre au président de la République d’être en contact direct avec les niveaux d’application, de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation des politiques publiques. Elle permet en outre d’écourter les processus administratifs jusque-là centrés autour du président de la République », a expliqué le ministre de la Justice.
Le Garde des Sceaux a également assuré que cette réforme se justifie « amplement » compte tenu du temps court dont dispose maintenant le président de la République avec la réduction du mandat de 7 à 5 ans.
Rappelons que le projet de loi portant révision de la Constitution a été adopté samedi à l’unanimité par les députés, avec 124 voix pour et 7 contre. Au total 7 abstentions ont été dénombrées sur 138 votants.

