Le leader de Pastef, Ousmane Sonko a présenté ce jeudi 8 Juin, sa coalition dénommée Ndawi Askan Wi/Alternative du peuple/ Pëncum Nawle. Une coalition essentiellement composée de personnes inconnues du grand public qui comptent se lancer à l’assaut de l’Assemblée nationale, le 30 juillet prochain.
Pëncum Nawle sera dirigé par Ousmane Sonko qui a été investi tête de liste nationale. Il appelle les citoyens à choisir leur liste afin d’opérer une rupture radicale à l’Assemblée nationale. « La liste Pëncum Nawle est le creuset d’une large coalition, capable de mener le combat pour l’avènement dans notre pays d’une Assemblée nationale de type nouveau, constituée non pas de députés du président, mais plutôt de députés du peuple, et à son service exclusif. » affirme Nathalie Opal Dia, membre de la coalition. Cette coalition qui présente des candidats dans une trentaine de départements, est formée de mouvements de la société civile, de partis politiques panafricanistes tels que Taxaw Temm du professeur Ibrahima Fall.
Ndawi Askan wi se veut une liste qui tire sa ligne de conduite, des assises nationales, des enseignements de Thierno Souleymane Baal, de la charte du Mande entre autres valeurs africaines. La coalition promet « un leadership fondé sur la compétence, l’intégrité, la crédibilité, l’humilité, la proximité et le terrain (…) pour un changement décisif des mentalités.» Elle a présenté une série de mesures qu’elle compte mettre en œuvre, si elle venait à être élue comme liste majoritaire. Elle a promis un nouveau règlement intérieur, une mise en place des enquêtes parlementaires, une réforme du code général des impôts etc.
Ousmane SONKO : Nous ne sommes pas intéressés par un poste de premier ministre si nous sommes majoritaires. #kebetu #PencumNawle #NAW
— Papa Ismaila Dieng (@aliamsi) 8 juin 2017
Selon Ousmane Sonko, il est tant que le peuple se détermine, et qu’il choisisse la liste majoritaire, non pas sur la base de sacs de riz reçus mais la probité des membres de cette liste. Le leader de Pastef a par ailleurs rejeté toute idée de cohabitation ce qui reviendrait selon lui à partager la même vision que l’Exécutif. « Nous voulons un travail de contrôle pour que l’assemblée nationale joue son vrai rôle, qu’elle mène des enquêtes parlementaires », affirme-t-il.
Interpellé sur le nombre pléthorique des listes, qui sont près d’une cinquantaine, il assène « cette prolifération est due au délitement des partis politiques classiques à savoir le PS et le PDS. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, il exclut toute alliance avec ces partis qu’il qualifie de « factice, sans programme et qui ne pensent qu’au partage de gâteau ».

