Plus que quelques jours avant que 2017 ne tire sa révérence pour laisser libre cours à 2018. Avant de tourner complètement la page de cette année, revenons sur quelques faits qui ont marqués le domaine de l’environnement.
Depuis la conférence de Rio 1992, encore surnommée Rio+20, les sujets qui ont trait à l’environnement n’ont cessé de retenir l’attention des décideurs et des puissances mondiales. En cette année 2017, l’exception n’a nullement fait la règle. En atteste le thème retenu pour la journée mondiale de l’environnement (JME) « rapprocher les gens de la nature ». Comme pour toutes les journées mondiales, celle dédiée à l’environnement a pour objectifs de donner un visage humain aux problèmes environnementaux ; amener les peuples à devenir les agents actifs du développement durable et équitable, et entre autres défendre le partenariat qui assurera à toutes les nations et les peuples d’apprécier un futur plus sûr et plus prospère.
Le Sénégal, fidèle à ses engagements face aux enjeux environnementaux, a répondu présent à l’appel environnemental qui vise le rapprochement des gens d’avec la nature. C’est dans cette logique que le corps professoral de l’Institut des Sciences de l’Environnement (ISE/UCAD) comme à son habitude s’est acclimaté au thème.
En effet, les étudiants de première année de Master de l’institut ont la charge d’organiser la journée mondiale de l’environnement (JME), en réajustant le thème en fonction des réalités du Sénégal. C’est dans cette perspective que le thème dérivé pour l’édition de 2017 a été : « Villes vertes pour un développement durable au Sénégal : le cas de Diamnadio ».
Les débats autour ont été animés par des directeurs de cabinet du ministre sénégalais de l’environnement et du Développement durable à l’exemple de Souleymane Diallo. Ce dernier a appelé au maintien de l’équilibre de la nature tout en bannissant l’action contraire. Le directeur de l’ISE, Bienvenu Sambou, prenant également part à la conférence organisée sous la supervision des étudiants de l’ISE à quand à lui, évoqué l’idée de réconciliation entre l’homme et la nature. Les activités de ladite journée, ont été lancées dès le 3 juin de l’année. Elles regroupaient des séances de reboisement, de set-setal et surtout d’orientation des populations vers une consommation non-polluante.
C’est sûrement dans ce sens qu’en septembre dernier, s’est tenue la mise en place du projet PCET qui, est un moyen de faire face aux troubles environnementaux, tout en accordant une place de choix à la consommation d’énergies dites bio.
Et comme motivations, ayant poussé à la création du PCET, la coordonnatrice avait évoqué la vulnérabilité de la ville de Dakar dont la population était estimée à 1,2 millions d’habitants et qui concentrerait 80% des activités économiques de la région. A cela, s’ajoute la fragilité de la ville due à l’érosion côtière et à la concentration de l’essentiel des structures publiques.
Financé par l’UE à hauteur de 455 millions de Francs FCFA, le PCET est un projet qui se déroulera sur une durée de trois ans. Il contribuera à l’amélioration de la gouvernance urbaine de la ville de Dakar pour une transition énergétique et écologique à l’horizon 2030.
Sur le plan international, l’année 2017 a le mérite d’être marquée par l’invention de l’énergie non polluante, produite à partir de la vapeur qui émane des cours d’eaux. En effet, les auteurs de l’étude ont pris l’exemple d’une retenue d’eau artificielle, le E.V. Spence Reservoir, dans le Texas.
En recouvrant cette étendue d’eau de 38 km2 d’une centrale à évaporation, cela générerait une puissance de 178 mégawatts. « C’est 62 MW de plus que la phase 4 de la ferme éolienne de Sweetwater proche », comparent-ils. « De plus, le réservoir, qui a été sévèrement impacté par une sécheresse pendant plusieurs années, pourrait bénéficier des économies d’eau potentielles résultant de la récolte d’énergie ».
Les avantages
La technique regroupe quelques privilèges qu’il convient de mettre à jour. Tout d’abord, elle serait moins dépendantes des conditions météorologiques que le solaire ou l’éolien, et ne serait donc pas intermittente, ce qui est important dans les régions où l’alimentation électrique varie en fonction des saisons et où les coupures peuvent être nombreuses.
Par ailleurs, elle serait aussi doublement utile dans des régions souffrant de la sécheresse. Selon les auteurs : « La technologie pourrait diviser par deux les pertes d’eau par évaporation. »
S’appuyant sur le cas des Etats-Unis, les chercheurs ont estimé que 96,4 milliards de mètres cubes d’eau pourraient être récupérés chaque année grâce à une partie de l’évaporation récupérée dans le processus de production d’électricité.

