Le Tchad envisage d’envoyer un contingent de 800 policiers et gendarmes en Haïti d’ici le mois de juin, dans le cadre d’une initiative internationale visant à renforcer la sécurité dans ce pays en proie à une forte violence des gangs.
Selon des sources sécuritaires, ces forces tchadiennes intégreront une mission soutenue par les Nations unies, dont l’objectif est d’appuyer la police haïtienne dans sa lutte contre des groupes armés qui déstabilisent notamment la capitale, Port-au-Prince.
Avant leur déploiement, les agents concernés devraient bénéficier de formations dispensées par des partenaires internationaux, notamment européens et américains. Cette préparation vise à améliorer leur capacité d’intervention dans un contexte sécuritaire particulièrement complexe.
Cette contribution s’inscrit dans le cadre de la montée en puissance de la « force de répression des gangs », appelée à atteindre un effectif global de 5 500 hommes d’ici octobre. Cette force internationale doit progressivement prendre le relais de la mission précédente, dominée par des policiers kényans déjà présents sur le terrain.
Toutefois, certaines divergences subsistent autour des modalités de formation des troupes tchadiennes. Alors que des responsables évoquent un entraînement aux États-Unis, cette information a été démentie par des autorités américaines.
Selon Africa News , le déploiement annoncé par N’Djamena marque ainsi une nouvelle étape dans la mobilisation internationale pour tenter de stabiliser Haïti, confronté depuis plusieurs années à une crise sécuritaire majeure.
Genèse MOUKAHA

