La Guinée a décidé de réduire progressivement la présence militaire déployée dans certaines zones frontalières, à la suite d’un sommet régional tenu à Conakry.
Cette mesure fait suite aux échanges entre les dirigeants de l’Union du fleuve Mano, notamment Mamadi Doumbouya, Joseph Nyuma Boakai et Julius Maada Bio. Ensemble, ils ont privilégié une solution diplomatique pour apaiser les tensions récemment observées le long de leurs frontières communes.
D’après les autorités militaires guinéennes, ce retrait progressif des forces s’inscrit dans une volonté commune de désescalade, tout en maintenant une vigilance sur le terrain. Les positions actuelles devraient être conservées temporairement, en attendant des avancées concrètes dans les discussions.
Les chefs d’État ont insisté sur l’importance de préserver les liens entre les populations frontalières, notamment sur les plans économique et social. Ils ont également réaffirmé leur engagement à résoudre les différends par le dialogue, dans le respect des principes internationaux.
Par ailleurs, les trois pays ont convenu de renforcer leur coopération sécuritaire. Cela passe notamment par des patrouilles conjointes, un partage accru des renseignements et une meilleure coordination entre leurs forces armées.
Africa News souligne qu’un cadre de discussions techniques devrait être rapidement mis en place afin de prévenir de nouveaux incidents et d’accélérer les travaux de délimitation des frontières. Les dirigeants ont aussi exprimé leur volonté de dynamiser les échanges économiques dans ces zones souvent fragiles.
Enfin, un nouveau sommet de l’Union du fleuve Mano est annoncé dans les semaines à venir, avec pour objectif de consolider les efforts engagés en faveur de la stabilité et de l’intégration régionale.
Genèse MOUKAHA

