En Guinée-Bissau, l’opposition politique a fait savoir samedi qu’elle est disposée à entamer des pourparlers avec la junte militaire qui dirige le pays depuis le coup d’État du 26 novembre 2025.
Dans un manifeste publié sur les réseaux sociaux, plusieurs formations politiques, dont la coalition Plateforme de l’Alliance inclusive-Terra Ranka et l’API-CG, affirment vouloir engager un dialogue avec les militaires dans un esprit franc, patriotique, fraternel et authentique afin de trouver des solutions à la crise politique et institutionnelle que traverse la nation ouest-africaine.
Cependant, les opposants rappellent que les forces armées ont violé les principes de neutralité et de non-ingérence politique prévus par la loi sur la Défense nationale. Ils insistent sur le fait que tout dialogue doit se dérouler sans recours à la violence ni à l’intimidation.
Cette démarche intervient dans un contexte tendu, marqué notamment par des poursuites judiciaires visant Domingos Simões Pereira, figure importante de l’opposition, qui a comparu à la mi-février devant un tribunal militaire pour des accusations liées à une prétendue tentative de déstabilisation des institutions.
Genèse MOUKAHA
