Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a exprimé dimanche une vive inquiétude face aux risques économiques mondiaux et africains résultant de l’aggravation du conflit au Moyen-Orient, notamment après l’annonce de la mort du guide suprême iranien et la confirmation de pertes dans les rangs de l’armée américaine.
Dans une déclaration vidéo adressée à ses partisans, M. Sonko a estimé que les frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran risquent de dépasser le cadre régional et de provoquer une onde de choc économique mondiale. Il a attiré l’attention sur le détroit d’Ormuz, point stratégique par lequel passe entre 30 % et 40 % du pétrole mondial, soulignant qu’une perturbation de ce passage pourrait entraîner une hausse des prix de l’énergie, des disruptions dans les chaînes d’approvisionnement et une augmentation du coût de la vie pour tous.
Sonko a insisté sur le fait que des pays dépendants des importations d’hydrocarbures et du commerce international, comme le Sénégal, pourraient être particulièrement vulnérables, avec des répercussions sur l’investissement, les marchés financiers, la mobilité des capitaux et la sécurité alimentaire. Il a également dénoncé ce qu’il appelle une remise en cause du droit international et l’usage unilatéral de la force, appelant à une désescalade rapide et à un retour au dialogue diplomatique.
Cette prise de position arrive alors que la télévision d’État iranienne a annoncé que le guide suprême Ali Khamenei était « tombé en martyr » suite aux frappes du 28 février, et que les autorités iraniennes ont promis une représaille sévère. Dans le même temps, le United States Central Command a confirmé que trois militaires américains ont été tués et plusieurs autres blessés lors de l’opération « Epic Fury », et que les combats se poursuivent.
Les frappes auraient causé des dizaines de morts et de blessés, certaines sources évoquant plus de 200 victimes, et l’Iran a répliqué en lançant des missiles et des drones vers Israël et contre des bases américaines dans des pays arabes, augmentant les craintes d’une escalade régionale.
Sur le plan politique, l’Iran a mis en place une direction intérimaire, tandis que sur la scène internationale, plusieurs organisations et pays, dont la Cédéao, l’Union africaine, la Russie et l’Union européenne, ont appelé à la retenue et à la protection des civils.
Apa news souligne Sonko, la poursuite du conflit pourrait non seulement menacer la sécurité régionale, mais aussi compromettre l’équilibre mondial et entraîner des conséquences économiques et sociales majeures, en particulier en Afrique.
Genèse MOUKAHA

