Face à l’absence d’accord après huit années de négociations bilatérales, le gouvernement ghanéen a décidé de porter devant un tribunal d’arbitrage international le différend qui l’oppose au Togo sur la délimitation de leur frontière maritime commune.
Dans un communiqué rendu public vendredi par la présidence à Accra, les autorités ghanéennes ont annoncé avoir officiellement notifié Lomé de leur décision d’engager une procédure d’arbitrage. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (UNCLOS), le cadre juridique international qui régit la délimitation des espaces maritimes entre États.
Selon Accra, les discussions bilatérales, entamées il y a près d’une décennie, n’ont pas permis de parvenir à une entente sur les lignes de démarcation en mer. Le gouvernement souligne que le recours à l’arbitrage vise à éviter toute nouvelle escalade d’incidents en mer, tout en s’inscrivant dans une volonté de trouver une solution pacifique, conforme au droit international, et préservant les bonnes relations de bon voisinage entre les deux pays.
Cette décision intervient dans un contexte où l’absence de frontière maritime reconnue officiellement a parfois donné lieu à des tensions opérationnelles entre les institutions des deux États, malgré des discussions régulières visant à clarifier la situation.
Selon Apa News, à l’heure actuelle, aucune réaction officielle de la part des autorités togolaises n’a encore été publiée. L’issue de cette procédure juridique, qui devrait définir de manière contraignante la délimitation des espaces maritimes, pourrait avoir des implications importantes en matière de gestion des ressources en mer et des juridictions économiques des deux pays.
Genèse MOUKAHA

