Bamako, 12 septembre 2025 – Le Mali se prépare à recevoir, du 2 au 4 décembre 2025, le premier Forum de l’Investissement de l’Organisation de la coopération islamique (OCI). Un rendez-vous économique majeur placé sous le thème « Libérer le potentiel d’investissement de l’Afrique », qui ambitionne d’attirer des capitaux dans des secteurs stratégiques tels que l’agriculture, l’énergie, les mines, les infrastructures et les technologies de l’information.
Selon le ministre malien de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, le pays dispose d’atouts considérables pour séduire les investisseurs : plus de 12 millions d’hectares de terres arables, d’abondantes ressources hydriques favorables à l’agro-industrie, ainsi qu’un sous-sol riche en or, lithium, fer et manganèse. Le gouvernement mise également sur l’essor du solaire et de l’hydroélectricité pour accompagner son industrialisation.
Le Journal le 360 Afrique souligne que ce forum intervient alors que l’Afrique ne représente encore que 2,9 % du commerce mondial, mais les échanges intra-africains progressent : ils ont atteint 220,3 milliards de dollars en 2024, en hausse de 12,4 % sur un an. L’OCI affiche aussi une dynamique croissante : la valeur du commerce entre ses États membres a bondi de 363,81 milliards à 539,54 milliards de dollars en dix ans.
Pour le président du Conseil national du patronat malien, Mossadeck Bally, la tenue de ce forum à Bamako est un signe de confiance envers le Mali. Il estime que cette rencontre doit permettre de transformer le potentiel naturel et humain du pays en projets concrets générateurs de croissance et d’emplois.
Le gouvernement affirme avoir déjà lancé des réformes destinées à améliorer le climat des affaires, notamment en matière de sécurité juridique et judiciaire des investissements. À travers son appartenance à l’UEMOA et à l’Autorité des États de l’Afrique de l’Ouest (AES), le Mali bénéficie par ailleurs d’un accès à un marché élargi de plusieurs centaines de millions de consommateurs.
Reste à savoir si ce forum aboutira à des engagements solides et durables. Les attentes sont fortes, tant du côté des autorités que des investisseurs, qui réclament des garanties de stabilité et de transparence pour s’engager pleinement dans la relance économique malienne.
Genèse MOUKAHA

