Mardi 19 août à Conakry, les acteurs de l’aviculture guinéenne se sont de nouveau réunis autour du ministre de l’Élevage, Félix Lamah, afin d’analyser les difficultés du secteur et élaborer des solutions durables.
Le président de la Fédération de l’aviculture de Guinée, Boubacar Dansoko, a exposé une ambition forte : un programme axé sur la production de poulet de chair qui pourrait devenir le pilier de l’agriculture nationale. Selon lui, cette initiative, étalée sur cinq ans, permettrait de produire 100 000 tonnes de poulets, de réduire la dépendance aux importations, de générer plus de 250 000 emplois – directs et indirects – et de transformer le paysage alimentaire du pays.
Ce plan s’inscrit dans le cadre d’un contrat-programme, un dispositif de planification et de coopération entre l’État et les professionnels du secteur. Actuellement, la Guinée importe environ 70 000 tonnes de poulets de chair par an, alors que la production locale ne couvre que 7 % de la consommation nationale. Le ministre Félix Lamah a précisé que certains producteurs visent à porter cette couverture à 30 % d’ici fin 2026.
D’après les informations du journal, le 360 Afrique, parmi les principaux obstacles identifiés figurent la rareté et le prix élevé des intrants, la concurrence des poulets congelés importés, le déficit de formation technique adaptée et le manque de structuration des marchés. Pour faire face à ces défis, les participants ont insisté sur la nécessité d’encourager la solidarité, de mutualiser les efforts et d’organiser le secteur de manière plus efficace.
Genèse MOUKAHA

