L’économie sénégalaise démarre l’année 2025 sur une note négative. Selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), le Produit intérieur brut (PIB) réel a enregistré une baisse de 1,2 % au premier trimestre, comparé au dernier trimestre de 2024. Plusieurs secteurs clés sont en difficulté.
L’économie du Sénégal a connu un démarrage difficile en 2025. Dans son dernier rapport, l’ANSD indique que le PIB réel s’est contracté de 1,2 % au cours des trois premiers mois de l’année, par rapport au quatrième trimestre 2024. Ce recul s’explique principalement par la contreperformance des secteurs primaire et secondaire.
L’agriculture en souffrance
Le secteur primaire a affiché une baisse de 4,1 %, tirée vers le bas par une chute marquée de la production agricole, estimée à –7,1 %. Cette baisse a toutefois été partiellement compensée par une hausse dans l’élevage (+3,4 %), la sylviculture (+1,5 %) et la pêche (+1,1 %).
Le secteur industriel en repli
Du côté du secteur secondaire, la situation est tout aussi préoccupante avec une baisse globale de 2,8 %. La construction chute de 7,1 %, l’agroalimentaire recule de 2,9 %, et la production d’électricité baisse de 3,7 %. La fabrication de corps gras alimentaires (–39,6 %) et de produits laitiers (–19,6 %) a particulièrement souffert. Quelques segments parviennent à résister, comme le raffinage de pétrole (+3,5 %) et la distribution d’eau (+1 %).
Les services résistent
Selon les informations du journal APANEWS, le secteur tertiaire offre un léger répit à l’économie sénégalaise, avec une croissance de 0,8 %. Cette progression est portée par les services de santé (+8,2 %), les transports (+7,4 %) et l’administration publique (+3 %). En revanche, l’hébergement et la restauration (–8,1 %) ainsi que les services financiers (–4,9 %) continuent de se contracter.
Recul des échanges et de l’investissement
Sur le plan de la demande, les exportations de biens et services ont chuté de 8,3 %, tandis que les importations ont diminué de 3,2 %. L’investissement (formation brute de capital fixe) s’est replié de 6,5 %, alors que la consommation finale a progressé de 4,6 %, représentant le principal moteur de soutien à la croissance.
Un PIB nominal en baisse hors pétrole et gaz
Le PIB nominal pour ce trimestre s’élève à 4 806,04 milliards de FCFA. Hors pétrole et gaz, le PIB sénégalais a connu un recul encore plus prononcé de 1,8 %
Genèse MOUKAHA

