En Guinée, Amnesty International tire la sonnette d’alarme face à une montée préoccupante des disparitions forcées survenues au cours des derniers mois. L’organisation de défense des droits humains affirme avoir documenté plusieurs cas impliquant des membres de la société civile, des militants politiques ainsi que des citoyens ordinaires.
Selon Amnesty, des individus ont été enlevés ou arrêtés de manière arbitraire par des agents en civil, souvent sans mandat légal, puis détenus dans des lieux tenus secrets. Ces pratiques contreviennent gravement aux normes internationales en matière de droits humains et rappellent les dérives autoritaires observées dans certaines périodes sombres de l’histoire du pays.
L’organisation souligne que ces disparitions se déroulent dans un contexte de répression croissante, notamment depuis les récentes vagues de manifestations contre les autorités de la transition. Des proches de disparus affirment être sans nouvelles de leurs parents depuis plusieurs semaines, sans aucune information de la part des autorités compétentes.
Selon Africanews , Amnesty International appelle donc les autorités guinéennes à faire toute la lumière sur ces cas, à libérer immédiatement les personnes détenues illégalement, et à respecter les engagements internationaux de la Guinée en matière de protection des droits fondamentaux.
L’organisation exhorte également la communauté internationale à exercer des pressions diplomatiques sur les dirigeants guinéens pour mettre un terme à cette situation alarmante.
Genèse MOUKAHA

