Le leader du parti Pastef Ousmane Sonko et son proche allié Bassirou Diomaye Faye, candidat à l’élection présidentielle du 24 mars 2024, élargis de prison jeudi soir, ont pilonné candidat de la mouvance présidentielle Amadou Ba qu’ils jugent comme « le plus grand danger qui guette le Sénégal. »
A en croire Ousmane Sonko et son candidat Bassirou Diomaye Faye, « Le plus grand danger qui guette aujourd’hui le Sénégal, c’est Amadou Ba. »
Presque tout au long de leur face à face avec la presse lors de leur première apparition publique depuis des mois, pour Ousmane Sonko et son proche allié, ce fut un vrai feu d’artifice sur leur ancien collègue qui fut leur patron aux Impôts et domaines.
Pour leur première sortie, les deux leaders ont fusillé l’ancien Premier ministre, Ousmane Sonko estime que « donner le pays à Amadou Ba reviendrait à le donner aux étrangers ». « Les Sénégalais doivent se demander d’où viennent les milliards d’Amadou Ba. Moi, lui et Diomaye exerçons le même travail. Donc, d’où viennent ses milliards ? « , s’est-il demandé. Et c’est pour dire que le « plus grand danger qui guette le Sénégal aujourd’hui, c’est Amadou Ba et il ne compte que sur l’argent ».
«Il faut qu’on arrête de parler de Macky Sall. On se trompe de combat. Désormais, nous n’avons qu’un seul adversaire et c’est Amadou Ba. Comment un simple fonctionnaire peut-il être aussi riche ? D’où viennent ses milliards ? A cause de ça seulement, les Sénégalais ne doivent pas voter pour lui…Toute sa trajectoire, ce sont des louvoiements, des tromperies « .
Selon Ousmane Sonko, Amadou Ba pense qu’il faut tout acheter avec l’argent. C’est pourquoi dit-t-il : « Il va falloir un large front contre ce qui se trame ».
Le candidat Bassirou Diomaye Faye de renchérir : « A chaque fois que les gens allaient en contrôle fiscal et qu’ils faisaient des redressements à coût de milliards, illégalement Amadou Ba décidait d’une simple lettre, en violation des dispositions de la loi qui dit qu’aucune autorité ne peut, sous peine d’en être personnellement responsable, entraver le recouvrement des impôts et taxes de toute nature », a-t-il indiqué. Et de poursuivre : « quand j’ai appris qu’il était impliqué dans des soupçons de corruption et que celui qui l’a choisi comme candidat, y a cru, j’ai dit c’est parce qu’il le connait ».

