La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a déclaré, ce jeudi, à Dakar, avoir décidé d’augmenter de 0,25 points son taux directeur, le taux auquel elle prête ses ressources aux banques commerciales opérant dans ses huit États membres, à partir du 16 septembre prochain.
« Le principal taux directeur auquel la banque centrale prête ses ressources aux banques passera de 3% à 3,25 % », a annoncé le gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou.
Il présidait la troisième session ordinaire de l’année du Comité de politique monétaire de l’institution bancaire.
Cette augmentation du taux directeur de la Banque centrale va sûrement influer sur les taux d’intérêt que les banques commerciales vont appliquer à leurs clients. En effet, si les banques commerciales peuvent définir leurs propres taux d’intérêt pour les emprunts, les taux qu’elles appliquent pour les prêts et les offres sur les épargnes sont généralement dérivés du taux directeur. En résumé, si une banque centrale augmente son taux directeur, les banques commerciales augmentent leurs taux d’intérêt et l’emprunt devient plus coûteux
Selon le Gouverneur de la BCEAO, Jean Claude Kassi Brou a cette hausse « intervient dans un contexte où les risques d’un retour des tensions inflationnistes sont en hausse en lien avec la montée des incertitudes tant au niveau international que régional ». Mais également par « des tensions sur les comptes extérieurs de l’Union ».
M. Kassi Brou indique que « la hausse des taux directeurs vise ainsi à anticiper et à contenir l’impact de ces facteurs de risque ».
La BCEAO prévoit un taux de croissance de 5,7 % pour l’Union économique et monétaire ouest-africaine, soit le même taux qu’en 2022, contre 6,1 % en 2021. Le taux d’inflation va s’élever à de 3,7 % au terme de l’année 2023, contre 7,4 % en 2022.

