Condamné à deux ans de prison ferme pour corruption de la jeunesse par contumace, le leader du parti Pastef ne pourra pas faire appel de cette décision.
Selon l’un de ses avocats Maitre Bamba Cissé : “en matière de contumace, il n’est pas possible de faire appel”.
Toutefois la robe noire souligne que : “Ce que l’opinion doit retenir aujourd’hui, c’est que Ousmane Sonko n’a pas violé Adji Sarr. Il n’a pas menacé de mort Adji Sarr avec des armes. Je pense qu’il est temps que les choses soient éclaircies. Parce que c’est important. Si on considère que Ousmane Sonko n’a pas violé Adji Sarr, c’est qu’il y a eu une conspiration derrière cette affaire-là. Il faut que ceux qui sont derrière cette affaire de viol rendent compte. C’est ce que nous réclamons.”
À ce propos, il a rappelé que la défense avait “déjà déposé une lettre auprès du Doyen des juges pour association de malfaiteurs.” Mais, “la plainte n’a pas eu de suite.” La robe noire espère “qu’aujourd’hui cette affaire-là sera traitée dès lors qu’on considère que Ousmane Sonko n’a pas violé Adji Sarr.”
Pour Me Bamba Cissé, l’objectif était d’empêcher à leur client candidat déclaré à la présidentielle du 25 février 2024 d’y participer. “Je rappelle, a-t-il accusé, que la peine est de deux (2) ans. C’est une peine d’inéligibilité. Qui ne permet pas à Ousmane Sonko d’être candidat à la compétition électorale de 2024. Pour nous de la défense, l’objectif était de salir un homme. Cela n’a pas réussi. L’autre objectif était de le rendre inéligible. Cela a eu l’effet escompté”.
“Sur le plan technique, on avisera sur ce qui est de la conduite à tenir”, a-t-il dit sans entrer dans les détails sur leur stratégie de défense.

