La chargée du projet ‘’gouvernance foncière’’ à l’Institut Panafricain de recherche, de formation pour la Citoyenneté, la consommation et le Développement en Afrique (CICODEV) invite les élus locaux du département de Rufisque à adopter une charte de gouvernance pour la sécurisation des exploitations agricoles.
Le Forum économique international de Rufisque, prévu jusqu’à jeudi, se veut une plateforme de promotion des investissements dans le département.
Intervenant au cours du 2éme forum économique international de Rufisque ouvert mardi 25 avril au Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio, Ngoné Ngom a relevé le rôle joué par le département de Rufisque dans la sécurité alimentaire de Dakar et sur le contexte pédo-géographique privilégié de la localité pour l’exploitation agricole et halieutiques ».
« Une situation hélas menacée par la pression démographique croissante notée de plus en plus dans la zone’’, a-t-elle souligné. D’où, la charte de gouvernance foncière élaborée par CICODEV et proposée aux maires pour ‘’sécuriser les exploitations agricoles face à une urbanisation galopante’’, a t-il dit lors d’un panel portant sur le thème : « la sécurité alimentaire et mutations infrastructurelles : Enjeux et perspectives pour la survie de l’agriculture familiale ».
‘’La Charte se veut un outil de veille et de plaidoyer avec des propositions de solutions consensuelles, inclusives et durables pour la préservation des surfaces agricoles menacées de disparition. La Charte a été signée par 9 maires du département’’, a souligné Ngoné Ngom.
Il s’agit, avec la charte, de maîtriser l’urbanisation et la pression foncière pour lever les contraintes auxquelles les exploitations agricoles sont confrontées dans le département de Rufisque, notamment dans les zones communément appelées les 4C (Sangalcam, Bambilor,Gorom et Tivaouane Peulh), selon APS.
La chargée de projet soutient que les exploitations familiales continuent de nourrir les populations de la région de Dakar en grande partie, a travers le maraichage mais également à travers les cantines scolaires qui restent un outil de protection sociale et un marché institutionnel à valoriser davantage.

