De Abdoulaye Faye, correspondant de Teranganews à Diourbel
A quelques heures de la célébration de l’Aïd el Fitr marquant la fin du Ramadan, le marché de la volaille est très fréquenté marqué par une rareté du poulet et la cherté. Commerçants et clients se plaignent de la situation.
Très consommé par les Sénégalais, le poulet se fait désirer encore sur le marché. Une situation causée par la grippe aviaire et la guerre entre l’Ukraine et la Russie ont entrainé une hausse des prix des poulets. Une situation qui crève la bourse de la ménagère.
Mais outre la loi de l’offre et de la demande, les professionnels mettent également en avant l’augmentation des prix des matières premières, notamment du maïs et du soja, depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine. Car, comme le rappellent ces derniers, l’alimentation des volailles peut représenter jusqu’à 80% des coûts. Voilà donc qui explique la flambée des prix des volailles, notamment le poulet,
Le poulet est une denrée rare dans les poulaillers de Diourbel (centre) où une grande partie de la volaille a été décimée par la grippe aviaire et la chaleur extrême ressenti ces derniers jours dans le Baol, a constaté Teranganews.
Aliou NGOM, un revendeur de poulet, se désole de la situation actuelle du marché de volaille avec la cherté et la rareté du poulet en cette veille de fête.
Selon lui le prix du poulet est « cher ». « Les prix sont chers actuellement. Parce qu’on achetait le poulet à 2500F mais actuellement nous les revendeurs on nous vend le poulet à 3250F. Une fois acheté le poulet, les femmes qui viennent souvent acheter du poulet nous propose 3000F. Et ceux (éleveurs) qui nous vendent les poulets soutiennent que l’aliment est cher. C’est la cherté de l’aliment de volaille qui fait que le poulet est inaccessible », a affirmé M. Aliou Ngom.
Les revendeurs cèdent le poulet à 1,5 kg au consommateur à 3500F (soit 250F de bénéfice). Selon toujours le revendeur, « si tous les frais sont calculés, notre bénéfice ne fait pas 250F ».
Même son de cloche pour ce distributeur Birame Wagne : « si les poulets de chair sont « chers », les poulets du pays (local) sont « intouchables ». Éleveur de poulet local, Birame Wagne soutienne que le prix du poulet local est fixé entre 6000F à 8000F.
Désemparé, Khalil, chef de famille d’une vingtaine de personne compte cette année se focaliser à sacrifier une de ses chèvres dans son enclos à cause de la cherté du poulet. « Chaque Korité, j’achetais du poulet pour ma famille mais cette année à cause de la cherté du poulet je vais sacrifier une de mes chèvres pour passer une bonne fête à côté de ma famille après un mois de jeûne », soutient-il.

