De Youssouf DIMMA, Correspondant de Teranganews dans la région de Ziguinchor
Face à la presse hier, l’équipe municipale de la mairie de Ziguinchor d’Ousmane Sonko ont apporté des éclairages suite à la sortie hier d’agents des collectivités locales de la mairie réclamant l’application de la hausse salariale comme stipulée par la nouvelle loi.
Dans le détail prés les adjoints aux maires tiennent une conférence de presse pour « apporter un certain nombre de précisions ».
Prenant la parole, El Hadji Saër Faye, le porte-parole du jour de l’équipe municipale par ailleurs adjoint au maire chargé du personnel et de la planification, a indiqué que le face-à-face avec la presse leur permettait de réagir à ce qu’il s’est passé quelques heures plus tôt du fait « d’un groupe d’agents municipaux ».
Pour lui, « ces manifestants n’ont jamais introduit un préavis de grève d’une part ; d’autre part, nous rappelons que, sur instruction du maire Ousmane Sonko, la mairie de Ziguinchor ne devrait pas être un lieu d’expression politique, tous ceux qui travaillent ici ne devraient agir sous quelque bannière politique que ce soit. Et à l’heure où nous parlons, soit plus d’un an après son élection à la tête de cette mairie, il n’a recruté aucun militant du Pastef parce qu’il considère l’institution municipale comme étant un bien public par définition apolitique ».
Cependant, a-t-il déclaré, « nous constatons qu’il existe des instigateurs politiques dans cette mairie ; ce sont des personnes en qui nous placions énormément de confiance pour la bonne marche de l’institution. Ils se sont adjugés le préavis national grève de leur organisation syndicale déclarant qu’il serait valable jusqu’au mois de juin sans en discuter avec les autorités municipales ».
Pour lui, « dans le cadre de la continuité du service, nous avions pris toutes les précautions pour maintenir tous les services sensibles fonctionnels ».
A l’en croire, « le président Macky Sall et le ministre (en charge des collectivités territoriales, Ndlr) ont accordé des augmentations de salaires aux agents, le maire les a entérinées puisqu’il en est très sensible seulement à condition qu’elles soient inscrites par l’Etat dans la partie crédit de nos comptes pour que la mairie puisse générer et valider cette dépense. En effet, après les simulations effectuées, il se trouve que ces augmentations culminent à 18 millions de FCFA par mois pour un montant de 223 millions par an entraînant une masse salariale annuelle de 800 millions de FCFA. La mairie ne peut pas supporter cela ».
Selon lui, « dans le même temps, le maire a prévu la réalisation de dix projets dont la construction de porte de santé, de deux marchés, d’écoles, etc. »

