Depuis plus de 24 heures, les services de secours sont à pied d’œuvre pour tenter de sauver des vies. Le déploiement des secours a ainsi permis d’extraire 7 840 personnes des décombres en Turquie, où près de 5 000 bâtiments se sont complètement effondrés, à la suite du séisme de magnitude 7,8 et ses répliques qui ont frappé le pays, lundi 6 février. La pluie et la neige, tombée par endroits en abondance, la baisse des températures et la nuit compliquent toutefois les opérations de secours, sur fond de mobilisation internationale.
Le bilan ne cesse de s’alourdir, un grand nombre de personnes restant piégées sous les bâtiments effondrés. Les séismes ont fait plus de 5 000 morts, selon de nouveaux bilans officiels diffusés mardi, tandis que les secouristes tentent encore d’extraire des rescapés des décombres. Au moins 3 419 personnes ont été tuées dans le Sud-Est de la Turquie et 1 602 dans le nord de la Syrie, ce qui porte le bilan total à au moins 5 021 morts, selon des sources officielles et médicales.
Quelque 23 millions de personnes pourraient être touchées par ces catastrophes naturelles, a indiqué mardi l’OMS, promettant son soutien sur le long terme après l’envoi d’aide d’urgence. « Les cartes des événements montrent que 23 millions de personnes sont potentiellement exposées, dont environ 5 millions de personnes vulnérables », a déclaré une responsable de l’Organisation mondiale de la santé, Adelheid Marschang, devant le Conseil exécutif de l’organisation.
Une région paralysée par la neige
Les intempéries qui frappent cette région montagneuse paralysent les principaux aéroports autour de Diyarbakir et Malatya, où il continue de neiger très fortement, laissant les rescapés hagards dans le froid. Partout, les habitants se mobilisent et tentent de dégager les ruines à mains nues, utilisant des seaux pour évacuer les débris.
À Hama, en Syrie, les secouristes et civils extraient à la main, aidés d’engins lourds, les corps des victimes sous les décombres, dont celui un enfant, a constaté l’AFP.

