Le procès opposant le ministre Mame Mbaye Niang et le leader de Pastef, Ousmane Sonko, s’est ouvert ce jeudi 2 février au Palais de justice de Dakar. Après une suspension d’audience d’environ 30 minutes, peu après 11h, le juge a finalement décidé de son renvoi au 16 février prochain.
« Ousmane Sonko n’a pas reçu de notification jusqu’à présent. Quand une personne doit être jugée, toutes les précautions doivent être prises pour que la personne accusée reçoive un document de convocation », a justifié Me Ciré Cledor Ly, avocat de la défense.
Notons aussi que si Mame Mbaye Niang s’est présenté dans la salle, Ousmane Sonko, lui, y a été représenté par ses conseils.
Rappel : Mame Mbaye Niang, ministre du Tourisme et des Loisirs, qui s’est rendu au tribunal, reproche à Ousmane Sonko d’avoir déclaré qu’il avait été épinglé par un rapport de l’IGE (Inspection générale d’Etat) pour sa gestion des fonds des 29 milliards du Programme des domaines agricoles communautaires (PRODAC). Niang qui conteste l’existence de ce rapport a décidé de porter plainte pour ‘’diffamation’’ contre Ousmane Sonko, maire de Ziguinchor.
Dans son édition du jour, le quotidien Libération révèle qu’au-delà ‘’de la présumée diffamation, le ministère public accuse le leader de Pastef ‘’d’injures » contre Mame Mbaye Niang mais aussi de ‘’faux et usage de faux dans un document administratif’’.
Pour les besoins de ce procès, les abords de la cité Keur Gorgui, le quartier dakarois où se trouve le domicile de Sonko, ceux du tribunal et de nombreux points stratégiques de la Ville sont sous haute surveillance policière.

