Par la voix de son président, Akinwumi Adesina, la Banque africaine de développement (BAD), s’est engagée, mercredi 25 janvier, à Dakar, à financer jusqu’à hauteur de 10 milliards de dollars le développement agricole et la souveraineté alimentaire du continent africain.
« L’Afrique peut et devrait contribuer à nourrir le monde. Le potentiel est important, mais personne ne mange cela. Il est temps pour le continent d’être appuyé afin de contribuer à nourrir le monde. La BAD s’engagera à hauteur de 10 milliards de dollars américains en faveur de l’Afrique au cours des prochaines années’’, a notamment déclaré le président de BAD.
Intervenant au 2e Forum de Dakar sur la souveraineté alimentaire et la résilience, le Nigérian a précisé que ce financement allait s’articuler autour d’un appui direct dans la livraison d’intrants agricoles et alimentaire.
‘’Le temps de l’action est venu. L’heure est venue pour la souveraineté et la résilience pour l’Afrique. Ce que l’Afrique fera dans l’agriculture déterminera l’alimentation du monde. Le reste du monde va soutenir pour aider l’Afrique à atteindre ses objectifs’’, a commenté le président de la BAD initiatrice de cette rencontre internationale à laquelle une vingtaine de chefs d’Etat et de gouvernement participent aux côtés d’autres acteurs du secteur financier et agricole entre autres.
Pour Akinwumi Adesina, le sommet de Dakar doit consacrer « un nouveau départ vers une nouvelle destination ».
Il rappelle que 65% des terres arables du monde sont en Afrique tout en regrettant la dépendance du continent à l’importation et le fait que des millions d’africains aillent au lit dans la faim.
Il faut, selon lui, ‘’passer du court terme aux productions à long terme pour sécuriser l’agriculture africaine ».
Pour aller vers ‘’des actions décisives », Akinwumi Adesina, ancien ministre nigérian de l’Agriculture, a souligné que la technologie seule ne suffisait pas et qu’il fallait aussi des infrastructures routières, des politiques favorables et des financements.

