« Dakar 2 veut s’inscrire dans la dynamique de l’Afrique des solutions afin réussir ensemble le pari de la production agricole et la souveraineté alimentaire en Afrique. Un Sommet orienté vers l’action avec la signature de compact de livraison de produits alimentaires et agricoles afin de stimuler le commerce des produits. » C’est en ces termes que le Président Macky Sall a lancé les travaux de discussions du deuxième Sommet de Dakar sur la souveraineté alimentaire, ce mercredi 25 janvier, au Centre international de conférence Abdou Diouf de Diamniadio.
Devant un des chefs d’Etats et de gouvernement dont le président de l’Irlande Michael Daniel Higgins, de la Mauritanie Mohammed Ould Ghazouani, de la Guinée BissauUmaro Sissoco Embalo, du président de la Banque africaine de développement Akinwumi Adesina de Moussa Faki Mahamat, Président de la nouvelle Commission de l’Union africaine, le Président Macky Sall a rappelé l’urgence de la recherche, de la mécanisation agricole, la maitrise de l’eau, élargir les superficies et d’assurer la durabilité des terres ainsi que les équipements de stockages et de conservation des produits, soutenir les petits exploitants notamment les femmes et les jeunes pour arriver à une souveraineté alimentaire.
Le deuxième Forum de Dakar sur la souveraineté alimentaire, qui s’est ouvert ce mercredi à Dakar au Centre international de conférence Abdou Diouf de Diamniadio, qui a pour thème « Nourrir l’Afrique : souveraineté alimentaire et résilience » va servir de tribune aux chefs d’Etat et de gouvernement africains présents de faire des propositions concrètes et pertinentes sur le financement de leurs projets de résilience et d’autosuffisance.
Selon Macky Sall « cette crise sans précédent nous édifie sur l’urgence pour notre continent de mettre fin à sa dépendance alimentaire vis a vis de l’extérieur. L’Afrique doit apprendre à se nourrir elle même et contribuer à donner de la nourriture au monde. Nous en avons le potentiel. l’Afrique 1,4 milliards de personnes établis sur 30 millions de kilomètres carré avec plus de 60% des terres arables non exploitées de la planète, d’abondantes ressources hydriques. Tous les grands fleuves en dehors de l’Amazonie sont en Afrique. C’est d’ailleurs tout le paradoxe d’un continent qui continue d’importer l’essentiel de ses produits alimentaires. La Déclaration de Maputo de juillet 2003, nous rappelle que pour transformer notre potentielle en réalité il nous faut allouer 10% de notre budget national au secteur agricole. Cela requiert un engagement volontariste et votre présence massive est un signal positive un prise de conscience partager des leaders pour arriver à cette transformation. », a dit le président en exercice de l’Union africaine.
Selon toujours le président Sall, « nos pays subissent de plein fouet l’effet combiné du changement climatique, de la pandémie et d’une guerre majeure, s’y ajoute la pénurie d’engrais et la hausse vertigineuse des prix qui plombent la production agricole. Les chiffres parlent d’eux mêmes selon el Rapport mondial sur al crise alimentaire en 2022 jusqu’à 205 millions s de personnes le monde pourraient faire face à l’insécurité alimentaire. »
Macky Sall de donner « à titre d’exemples au Sénégal la part des investissements agricole dans le budget général d’investissement s’élève à 12% De plus en deux ans depuis al crise sanitaire nous avons augmenté de 75% le financement de la campagne agricole d’hivernage », s’est réjoui le chef de l’Etat qui a salué dans la foulée le plan d’urgence de Banque africaine de développement sur la sécurité alimentaire. Plan qui a permis de mobiliser 1,6 milliards de Dollars sur quelques mois en faveur de trente pays dont al moitié ont déjà procédé au décaissement. »
Après Dakar I en octobre 2015, le Sénégal se réjouit d’accueillir à nouveau, en partenariat avec la #BAD, la 2e Conférence internationale de Dakar sur l’agriculture, Dakar II, sous le thème de la souveraineté alimentaire et de la résilience.#SommetAlimentaireAfriqueDakar2 pic.twitter.com/eQIuZ5iKOj
— Macky Sall (@Macky_Sall) January 25, 2023
L’objectif de Dakar 2…
Pour chaque pays, le chef d’Etat ou de gouvernement représenté, fera face aux bailleurs pour « défendre sa stratégie nationale de souveraineté alimentaire à travers un pacte qui sera établi avec les bailleurs, notamment la Banque africaine de développement, a-t-elle rappelé.
Elle a signalé qu’au sortir des sessions, le niveau de financement de l’impact de la politique nationale de souveraineté alimentaire de chaque pays sera connu.
S’agissant du Sénégal, les besoins de financement de son pacte national de souveraineté alimentaire s’élèvent à 5000 milliards de francs CFA sur cinq ans dont 1600 milliards attendus de la BAD et d’autres partenaires après la présentation du pacte qui sera faite par le chef de l’Etat en personne, a-t-on appris lors de la conférence de presse.
« Les financements dépendront principalement de la pertinence, de l’efficacité des projets et des propositions concrètes mises sur la table pour les réaliser dans des délais impartis au cours des cinq prochaines années », a précisé Beth Dunford, vice-présidente de la BAD, chargée de l’agriculture, du développement social et humain

