Les secours du Cap-Vert ont recueilli, samedi, 90 migrants originaires du Sénégal, de Gambie, de Guinée-Bissau et de la Sierra Leone. Les exilés se trouvaient sur une pirogue en panne d’essence dans l’océan Atlantique. Deux des passagers ont été retrouvés morts.
Selon les médias d’État du Cap-Vert, 90 personnes qui avaient dérivé en mer ont été secourues. Deux des migrants sont morts à bord du bateau en bois à moteur qui a été retrouvé au large de l’île de Boa Vista, au nord du Cap-Vert.
Six des migrants ont été transportés à l’hôpital pour déshydratation, a rapporté l’agence de presse AFP citant une source de presse locale.
Les migrants seraient originaires du Sénégal, de Gambie, de Guinée-Bissau et de Sierra Leone.
Une pirogue à la dérive a été secourue, samedi 14 janvier, dans les eaux du Cap-Vert. Elle transportait quatre-vingt-dix migrants, dont deux hommes retrouvés sans vie.
Parmi ces migrants, « 56 venaient du Sénégal, 26 de Gambie, cinq de Guinée-Bissau, un de Sierra Leone, un de Guinée-Conakry et un du Mali. Au moins quinze d’entre eux sont des mineurs de 14 à 17 ans et il n’y avait que trois femmes. De même, 81 personnes reçoivent des soins médicaux », ajoute le communiqué. Au départ, il y avait quelque 92 migrants qui voyageaient depuis la Gambie dans un cayuco, une petite pirogue monoxyle, avec l’intention de rejoindre l’Espagne. « Mais deux d’entre eux sont morts », a indiqué le communiqué de la municipalité de Boa Vista.
Leur embarcation, tombée en panne d’essence, dérivait lorsque les secours cap-verdiens sont intervenus samedi soir dans la partie nord de l’île de Boa Vista. D’après la police, ils ont été alerté par un gardien de phare.
La police locale, citée par Inforpress, n’a pas précisé quand ces personnes avaient quitté les côtes ouest-africaines, ni quelle était leur destination. Mais selon le journal Expresso das Ilhas, ils étaient partis de Gambie il y a 25 jours.
Parmi les 88 survivants de ce long périple, on compte trois femmes et deux adolescents de 14 et 16 ans. Six des occupants de l’embarcation ont été hospitalisés pour déshydratation. La plupart des autres ont été installés temporairement dans un bâtiment de l’île avant leur transfert vers un autre hébergement où leurs identité et nationalité seront vérifiées, a indiqué Evandro Sousa, un commandant de police locale, cité par l’agence.
Cette route des Canaries est très empruntée par les candidats à l’exil venus d’Afrique. Depuis début 2022, plus de 11 600 personnes ont rejoint l’archipel par bateau, selon des chiffres du ministère espagnol de l’Intérieur communiqués en novembre.
Sur cette route, les migrants voyagent dans des conditions dangereuses, à bord de modestes bateaux ou pirogues à moteur fournis par des passeurs. Des milliers d’exilés ont perdu la vie en tentant de rejoindre l’archipel espagnol. L’immensité de cet espace maritime où les bateaux naviguent pendant des jours et, parfois, disparaissent, complique aussi la collecte et l’identification des corps après les naufrages.

