Dans le bureau du Doyen des juges, ce que la presse locale a appelé confrontation n’a pas eu lieu si on en croit les déclarations des deux camps au sortir du bureau d’Oumar Maham Diallo qui n’a pas délibéré sur ce dossier. Retour sur les coulisses d’une bataille loin d’être terminée…
Au terme de huit heures de confrontation dan sle bureau du Doyen des juges Oumar Maham Diallo entre Ousmane Sonko et son accusatrice Adji Sarr, les deux parties en compagnie de leurs avocats sont rentrés. Le magistrat n’a pas délibéré pas de renvoyer au procès et pas de décision de non lieu comme demandée par le camp du leader du Pastef.
Près de deux ans après la plainte déposée par Adji Sarr en février 2021 et la procédure qui avait provoqué des émeutes meurtrières en mars 2021, les deux principaux protagonistes se sont retrouvés devant le doyen des juges pour une première confrontation. Chaque camp s’accuse mutuellement d’avoir refusé de répondre aux questions.
Ils ont passé plus de huit heures au tribunal, mais ne se sont pas adressés la parole, selon leurs défenses respectives. À la sortie, Adji Sarr, a fait une très courte déclaration. « C’est décevant », a-t-elle dit. Maître El Hadj Diouf, l’un de ses avocats, estime qu’il « n’y a pas eu de confrontation » car « M. Sonko a refusé de répondre aux questions du juge, du procureur et des avocats d’Adji Sarr ».
« Et quand on a posé des questions à Adji Sarr, elle a répondu au juge et au procureur, mais a refusé de répondre aux avocats de Sonko. C’est normal. Sonko a complètement faussé l’esprit de la confrontation », a-t-il ajouté.
« Ce n’était pas une confrontation, c’était un massacre », a affirmé de son côté Ousmane Sonko devant les caméras de retour à son domicile. Pour sa défense, le face-à face aurait confirmé un « complot politique ».
Le maire de Ziguinchor de démentir Me El hadji Diouf, « j’ai répondu au Doyen des juges. Par contre j’ai refusé de répondre à cet avocat définitivelent condmané en France pour agression sexuelle. Une tel avocat ne doit plus plaider il doit être radié du barreau. Concenant le parquet je ne connai pas le magistrat qui était j’esppère juste que c’est un bon juge qui fait bien son travail selon la loi. Mais j’ain aussi refusé de leur répondre car le dossier original a été monté par l’ex procureur de la République Serigne Bassirou Gueye qui avait falsifié le procés verbal de la Gendarmerie pour me mouiller dans cette affaire. Quand à Me Abdou Dialy Kane qui disait partout qu’ils détenaient toutes les preuves du viol, je lui dit de les sortir avant de poser quelque questions que se soit », a déclaré l’ex candidat à la présidentielle.
Revenant sur les minutes de cette rencontre entre les deux parties Ousmane Sonko dégage en touche toute altercation mieux son accusatrice a été très « correcte » : « Quelqu’un qui a l’habitude de raconter des mensonges a fait circuler l’info selon laquelle, l’audience a été suspendue à cause d’une altercation entre Adji Sarr qui m’accuse et moi. Je tiens à dire que c’est totalement faux. Pour dire la vérité, Adji Sarr a été très correcte et très respectueuse durant toute la durée de l’audience. Jamais elle ne m’a manqué de respect ni à mes avocats. Et même quand son avocat a voulu l’entraîner sur ce terrain, elle s’en est abstenue », a affirmé Sonko.
« Cette personne déclarait partout que le jour de la confrontation, les preuves allaient fuser. Mais aucune preuve n’a été sortie. Au contraire, hormis la stratégie de silence qu’elle a gardé aux questions qui ont été posées par les avocats d’Ousmane Sonko, c’est un lot de contradictions qu’on a décelé dans ses dires », selon Ousseynou Ngom, membre du collectif d’avocats de l’opposant.
Que s’est-il donc passé au salon de massage Sweet Beauty ? Après cette confrontation, c’est le statu quo. Le doyen des juges pourrait demander de nouvelles auditions, avant de décider d’ouvrir un procès, ou de prononcer un non-lieu.
La déclaration intégrale d’Ousmane Sonko
J’ai été en face d’une demoiselle perturbée, apeurée, qui ne semble pas mesurer la gravité de ce dans quoi elle s’est laissée embarquer.
Je déplore l’irresponsabilité de sa famille qui l’a abandonnée entre les mains de manipulateurs sans foi ni loi.
En tant qu’accusé j’avais le plein droit de ne répondre à aucune question. J’ai accepté cependant de répondre aux questions du Doyen des juges, malgré sa prise de position initiale dans cette affaire.
J’ai refusé de répondre aux questions du Parquet, car l’ancien procureur, Bassirou Gueye qui a initié le dossier, avait falsifié le contenu de l’enquête préliminaire, entraînant ainsi le Parquet dans ses magouilles, raison de mes deux plaintes contre Serigne Bassirou Gueye.
Contrairement à la 1ère, ma plainte au niveau de l’IGAJ ne nécessite pas l’autorisation du Ministre de la justice. Raison pour laquelle Macky Sall s’est empressé d’extraire Serigne Bassirou Gueye de la hiérarchie judiciaire en le nommant à l’OFNAC.
La plaignante n’a, à aucun moment, été irrespectueuse envers qui que ce soit dans la salle d’audience, malgré les incitations de son menteur d’avocat, El Hadj Diouf.
Le bon sens m’a interdit, devant l’arrêt définitif de la Cour d’appel de Paris contre lui pour agression sexuelle, de lui répondre sur cette affaire, et je le lui ai fait savoir. Le bon sens aurait également voulu que le Bâtonnier le radie de l’Ordre des avocats.
Quant au 2e avocat, Me Abdou Dialy Kane qui avait annoncé dans un article avoir toutes les preuves contre moi, je lui ai demandé de les sortir avant de me poser quelque question que ce soit. Ce qu’il a été incapable de faire.
La plaignante , »rédactrice déclarée » de la plainte de haut niveau, a refusé de répondre aux questions et n’à apporté aucune preuve de ses affabulations : un juge d’instruction libre aurait classé cette affaire dès ce soir.
Un juge d’instruction libre, face aux accusations sans queue ni tête de la plaignante, face à mes accusations étayées par des preuves tangibles versées au dossier, face aux déclarations de tous les témoins qui ont cité Mamour Diallo, maître Gaby So et Dior Diagne, ne verserait pas dans le corporatisme en refusant d’entendre des avocats complices.
Un juge libre, ne saurait terminer son enquête sans convoquer un témoin comme MC Niasse qui demande à être entendu, car détenant des preuves du complot.
Un juge libre ne serait pas en train de tergiverser au lieu de convoquer les personnes que l’accusé lui demande d’entendre à décharge.
Nous louons Allah qui a fait éclater la vérité et nous remercions les Sénégalais qui ont senti dès le début où elle se situait.

