Quelques jours après l’annonce des Etats Unis de participer au financement de la force antiterroriste du G5 Sahel, ce dernier a lancé sa première opération ce mercredi 1er novembre. Elle a été lancée aux confins du Burkina Faso, du Mali et du Niger.
« Le déploiement des maliens, des nigériens et des burkinabé de la force G5 Sahel a débuté ce matin », a déclaré mercredi à l’AFP le lieutenant-colonel français Marc-Antoine depuis une base avancée française dans la région aride d’In-Tillit, dans le centre du Mali.

L’opération baptisée « Hawbi » vise à entraver « la liberté de mouvement dont bénéficient plusieurs groupes armés depuis plusieurs mois », explique le lieutenant-colonel Marc-Antoine. Cette force espère atteindre sa pleine capacité de 5000 hommes d’ici mars 2018.
« Le G5 Sahel, c’est une force de cinq armées africaines, appuyées essentiellement par la France, qui prend son destin transfrontalier en main pour conduire les opérations antiterroristes. Hawbi en est une expression », a commenté le colonel Arnaud Cervera, représentant du commandant de la force Barkhane à Gao, au Mali.
Cette force du G5 Sahel vise à éradiquer les groupes terroristes qui pullulent dans cette région vaste et désertique à cheval sur plusieurs pays. Pour le Président français, Emmanuel Macron, le succès de cette force est une obligation collective a-t-il déclaré.
Même si la France n’est pas membre du G5 Sahel, elle s’est activée et a plaidé la cause de cette force auprès de l’ONU pour obtenir une aide financière et logistique. Le coût exorbitant de cette force ne peut pas être pris en charge par les seuls pays membres qui font partie des pays les plus pauvres au monde. En plus, la force du G5 Sahel peut compter sur la force française Barkhane en mission de maintien de la paix au Mali.

