De Alioune Badara SALL, Kédougou
Le Projet Intégré en Nutrition dans les régions de Kédougou et Kolda (PINKK), présent à Kédougou depuis 2013 vise à autonomiser les femmes de la région dans le domaine des finances. Il s’agit pour ce projet de les outiller afin qu’elles puissent contracter un prêt dans une instiutution financière de la place et de pouvoir mener des activités génératrices de revenus. Ce, suivant les modules : la budgétisation, l’épargne, la gestion de dette entre autres.
Depuis des mois, les animateurs du projet font le tour de villages ciblés pour sensibiliser les femmes et les accompagner à mettre sur pied un comité d’une vingtaine de personnes et d’avoir une caisse de solidarité. Après quoi, le projet PINKK procédera au décaissement d’un fonds plafonné à cinq cent mille de nos francs remboursables sur une péride bien déterminée. Les membres du comité pourront elles aussi bénéficier de cet argent sous forme de prêt qu’elles vont rembourser au taux d’intérêt de 10 % comme à la banque. Mais, cet argent est exclusivement consacré à des activités telles l’agriculture, le maraichage, le commerce et la transformation( fonio, fruits et légumes). A celles-ci sont affectés les crédits solitaire pour une femme seule qui veut travailler et crédit solidaire rural pour un groupe de femmes qui sollicitent un appui pour mener des activités. Si les conditions sont réunies , les fonds sont disponibles dans les plus brefs délais et payables en six ou sept mois à partir du deuxième mois.
A l’heure actuelle, plusieurs villages ont déjà monté leur comité et fonctionnent déjà, c’est le cas de Madina Baffé et Léfakho. Pour ce qui concerne l’agriculture et le marraichage, le prêt est remboursable après l’hivernage mais pour le commerce, une tolérence d’un mois est accordée.
Ce projet qui en est à son coup d’essai est conscient des eccueils qui se dresseront devant eux rien qu’en évoquant la banque. La plupart des femmes de la zone sont réticentes à l’idée de s’engager avec la banque. Mais, l’accent est mis sur les activités qui doivent leur rapporter des revenus. Les animateurs du projet ont d’ailleurs été confrontés à des situations où des femmes, au lieu d’investir l’argent, ont utilisé les fonds pour leurs propres besoins. C’est le cas à Dindiferlo où sur cinq femmes seules deux menaient des activités.
Autres problèmes rencontrés, le comité de femmes doit se réunir chaque semaine pour le versement des fonds pour celles qui ont contracté des dettes. Mais, la tenue des réunions pose problème puisque les femmes sont tout le temps occupées par leurs activités au Djoura ou zone d’exploitation d’or.
Pour la zone de Sabodala, sont concernés les villages de Khossanto, Sabodala, Mamakhono, Mandankholing, Léfakho.

