Alioune Aïdara Niang, le gouverneur de Saint-Louis a appelé, ce mercredi 25 octobre, à dédramatiser la « situation alarmante » dressée dans le rapport de l’ANAT, des travaux provisoires de diagnostic du territoire national pour l’élaboration du plan national d’aménagement et de développement du territoire (PNADT).
« Il faut relativiser la situation alarmante décrite dans le rapport de l’agence national de l’aménagement du territoire (ANAT), parce que la vallée du fleuve est aujourd’hui devenue une zone phare dans la culture rizicole, pour l’atteinte de l’autosuffisance en riz et la sécurité alimentaire du Sénégal » a souligné le gouverneur de Saint-Louis.
Le chef de l’exécutif régional s’exprimait ainsi lors du comité régional de développement (CRD) de partage du rapport provisoire de diagnostic du territoire national, pour l’élaboration du plan national d’aménagement et de développement du territoire (PNADT).
Le rapport de l’Agence nationale pour l’aménagement du territoire liste parmi les écueils à l’essor économique de la région nord, la sécheresse et l’irrégularité des pluies dues essentiellement au changement climatique, ainsi que la problématique de la langue de Barbarie qui fait face à l’avancée de la mer.
Comme autres contraintes, le rapport évoque la dégradation des sols, la salinisation et l’érosion côtière, la pollution des eaux du lac de Guiers et la colonisation du typha.
Selon les propos du gouverneur, la zone nord bénéficie du programme d’urgence de développement communautaire (PUDC) qui a permis « une transformation positive du visage économique » de la région, en terme d’infrastructures routières pour désenclaver certaines zones rurales, mais également l’accès à l’eau, l’électricité et la santé des populations.
Mamadou Djigo, directeur général de l’ANAT a pour sa part noté les nombreuses initiatives développées en termes de politiques et programmes et les efforts importants réalisés dans la gestion et la préservation des ressources naturelles dans la région. Citant ainsi le Lac de Guiers, la réserve d’eau douce de 600 millions de m3 sur une superficie de 170 km2, les marigots importants de Djeuss, Gorom et Lampsar.
Le DG de l’ANAT n’a pas manqué d’exhorter les uns et les autres à miser sur le développement de filières porteuses par une valorisation durable des ressources naturelles, le renforcement et la généralisation des actions d’aménagement des forêts.
Il a aussi souhaité la mise en pratique de mesures de rationalisation de l’exploitation des ressources forestières et d’une gestion durable des ressources halieutiques et de restauration des habitats.

