Ce mardi à Dakar 24 octobre, la conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) et la Direction de l’environnement et des établissements classés (DEEC), ont lancé, le processus formulation du rapport de l’Examen national de l’export vert (ENEV) du Sénégal.
Prévu sur une durée de 12 mois, le processus formulation de ce rapport a bénéficié de l’appui de la CNUCED et de la banque islamique de développement (BID).
Le Sénégal avait exprimé cette requête auprès de la CNUCED, au sortir de la Cop 22, tenue au Maroc en 2016. Il sera ainsi le 9 ème pays à disposer d’un tel document qui répond à la demande croissante des pays pour une évaluation complète de leur potentiel relatif au développement de secteurs verts susceptibles de générer des opportunités d’export tout en contribuant à promouvoir un développement durable.
Chaque ENEV de la CNUCED est basée sur un processus intégrant une pluralité de parties prenantes au niveau national. Les parties prenantes vont s’appuyer sur les résultats de la méthodologie « green product space » (espace produits verts) de la CNUCED, pour identifier tout d’abord les secteurs verts dotés d’un potentiel prometteur en matière d’exportation.
Par la suite, l’ENEV conduit ses participants dans un examen interactif de l’environnement normatif, institutionnel et commercial caractérisant les secteurs identifiés. « Avec l’ENEV, le Sénégal va développer des filières agricoles d’exportations à forte valeur ajoutée », a expliqué Henry Lô, conseiller technique du ministre de l’environnement et du développement durable.
Ainsi, l’ENEV devient-il un document d’orientation des filières d’exportation soucieuses de l’environnement, a poursuivi Henry Lô.
Pour Malick Kane, responsable du programme ENEV à la CNUCED, cet examen permet d’assister les pays en développement et les pays dotés d’économies en transition en vue d’examiner les besoins institutionnels, réglementaires et les dispositifs publics nécessaires au développement des secteurs de production durables sélectionnés, de développer les capacités et stratégies nationales de développement, entre autres.
Les ENEV évaluent entre autres les implications des principales tendances des marchés ainsi que celles des réformes réglementaires et institutionnelles sur la future performance des secteurs verts envisagés.
Ce faisant, ils conduisent les parties prenantes telles que les entrepreneurs ou les décideurs politiques à se pencher sur les enjeux majeurs tels que : Les objectifs nationaux de développement liés aux secteurs sélectionnés; les forces et les faiblesses des diverses politiques de soutiens; les éventuels freins institutionnels et réglementaires; les approches novatrices pouvant permettre de renforcer en amont et en aval de la chaîne productive.

