L’AMP, le service de conservation de l’Aire marine protégée de Joal-Fadiouth a remis à l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) 508 kilos de chanvre indien abandonnés dans la nuit de mardi à mercredi 15 juin, dans cette aire marine par des trafiquants.
Cette saisie a été opérée lorsque que deux pêcheurs ont jeté par-dessus leur pirogue, le produit prohibé dans la mangrove à la vue de la patrouille menée des agents en service à l’AMP de Joal-Fadiouth. Ils ont alors été obligés de jeter la drogue qu’ils convoyaient et remonter l’océan pour prendre la fuite en sachant que leur embarcation est plus légère que celle de la patrouille, a expliqué -le conservateur de l’AMP, le commandant Mapathé Djiba.
‘’Les mis en cause savaient qu’ils avaient une pirogue plus rapide que la nôtre qui est de grande de taille. On a ainsi eu l’intuition de ne pas les suivre mais d’aller voir là où ils ont jeté la drogue’’, a-t-il relaté, selon APS.
Il a fait savoir qu’après une recherche minutieuse, ses agents avaient découvert que les 508 kilos de chanvre indien avaient été cachés et répartis dans 12 sacs. (précise t-il, soulignant que c’est la troisième saisie de quantités importantes de drogue).
’’Nous sommes des forces de défense et de sécurité. Lorsque nous saisissons un tel produit, la procédure à adopter, c’est d’en informer l’autorité, à savoir le directeur des aires marines protégées. Ce qui a été fait et ce dernier a informé la tutelle’’, assure-t-il, ajoutant que les éléments de la brigade de Gendarmerie de Joal-Fadiouth avaient aussi été informée.
C’est à partir de là, qu’instruction a été donnée de saisir le procureur de la République près le Tribunal de grande instance (TGI) de Mbour. A son tour, le magistrat a instruit de travailler avec l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) de Thiès.
’’Aller en mer pour faire face aux trafiquants de drogue est un risque. Ce sont des individus qui sont tout le temps armés. Aussi, demandons-nous à l’Etat de doter les AMP davantage de moyens’’, a plaidé le commandant Mapathé Djiba.

