C’est le deuxième renvoi après celui du mois de février. Le procès en appel de l’affaire Imam Ndao et Cie devait avoir lieu, ce lundi 30 mai 2022. Parce que les avocats avaient sollicité le renvoi pour, disent-ils, mieux prendre connaissance du dossier. Mais à l’ouverture de l’audience de ce lundi matin, le juge a constaté qu’un des conseils n’a pas répondu présent à l’appel.
En effet en matière criminelle, la présence d’un avocat est obligatoire raison pour laquelle la chambre a décidé de renvoyer l’audience au 27 juin prochain. C’est pour permettre aux appelants de se faire assister correctement.
En effet à la suite de la décision de relaxe à l’encontre de Imam Ndao, le ministère public avait interjeté appel de cette décision, les accusés condamnés avaient aussi fait appel.
La décision a été prise sur la demande des avocats. ces derniers estiment que tous les avocats constitués n’ont pas eu connaissance du dossier. Me Ousseynou Fall de la défense précise d’ailleurs que cette affaire nécessite toute une logistique pour mobiliser cette énergie.
Pour rappel, cette affaire qui avait regroupé 29 personnes accusées d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, blanchiment de capitaux dans le cadre d’activités terroristes et apologie du terrorisme. L’affaire devait être jugé ce lundi en appel.
Poursuivi notamment pour « apologie du terrorisme » et « association de malfaiteurs », l’imam Alioune Badara Ndao a été relaxé jeudi en première instance. Les 29 co-prévenus, dont Makthar Diokhané, le « cerveau » présumé, ont été condamnés à des peines allant jusqu’à vingt ans de prison.

