De Adama SENE correspondant de Teranganews à Saint-Louis
À Saint-Louis la recrudescence de l’insécurité est en train de dégrader la tranquillité et l’hospitalité légendaires de l’Ile.
En moins de 48 heures, deux drames ont secoué la ville de Saint Louis. Au moment où les gendarmes enquêteurs de la brigade de recherches fouillent encore pour mettre la main sur les auteurs de la mort atroce de l’étudiante Seynabou Ka Diallo, on a enregistré un autre meurtre ce Samedi à Diamaguène dans le faubourg de Sor. Il s’agit d’un père de famille d’une soixantaine d’années, tué par un camionneur au cours d’une bagarre.
Les enquêtes de la gendarmerie se poursuivent toujours pour élucider le crime odieux de la jeune étudiante S.K.Diallo. Après la sortie musclée de la coordination des étudiants de Saint Louis (Cesl) pour dénoncer l’insécurité grandissante à l’Ugb, c’est au tour du directeur général du Crous d’élever la voix pour exiger la lumière sur la mort de la pensionnaire de Sanar. Toutefois Pape Ibrahima Faye, exhorte les étudiants à patienter un peu en attendant que les pandores terminent leurs enquêtes. » Nous sommes de tout coeur avec les étudiants et la famille éplorée parce que ce qui s’est passé est inhumain. Nous exigeons également que la lumière soit faite et que justice soit rendue. Mais avant tout d’abord, il faut que l’enquête soit bouclée pour qu’on puisse savoir où se sont réellement déroulés les faits. Si c’est à l’intérieur des campus universitaires ou bien à l’extérieur de l’Ugb » a déclaré le Dg du Crous de Saint Louis. Selon M. Faye, l’environnement de l’Ugb a beaucoup évolué pour la sécurité des étudiants. » Le cadre est nettement amelioré. Les points lumineux sont considérablement multipliés pour éclairer les lieux et la sécurité est assurée. Sur ce, nous voulons rassurer les parents de nos pensionnaires venus des 14 regions du pays. Donc je ne suis pas en phase avec les étudiants qui parlent d’insécurité dans les campus. Pour le cas de l’étudiante Seynabou. K. Diallo, nous suivons le dossier de très peu pour que toute la lumière soit faite et pour que sa famille puisse faire le deuil » a ajouté Pape Ibrahima Faye.
Le chauffeur A. Majib abroge la vie du vieux Nd. Diop
Attendant la conclusion des enquêtes de la gendarmerie du crime crapuleux de Seynabou Ka Diallo, les populations de la vieille cité ont été informées encore le Samedi dernier par celui du vieux maçon, Ndiaga Diop. Les faits se sont déroulés au quartier Diamaguéne dans le faubourg de Sor, non loin du lycée Charles Degaulle. A en croire des témoins de la bagarre, tout est parti du stationnement du camion-frigo du chauffeur Abdou Magib devant la maison des Diop. Ce que le chef de famille a catégoriquement refusé. Alors s’en est suivi une dispute qui a finalement mal tourné avec la mort du vieux Ndiaga Diop. » Mon mari a toujours refusé que la devanture de la maison soit transformée en garage de camions frigorifiques. Non seulement le coin est étroit, mais ils nous laissent beaucoup de saletés et une mauvaise odeur. C’est pourquoi, le matin du drame, il est encore venu dire gentiment au chauffeur de déplacer son camion. Malheureusement, en guise de réponse, le chauffeur s’est acharné sur lui et l’a atteint d’un violent coup de poing sur la poitrine. Un coup qui ne lui a laissé aucune chance. D’ailleurs avant de rendre l’âme à l’entrée de la maison, les derniers mots qu’ il a prononcés sont « aidez moi j’étouffe ». Mais avant qu’ on intervienne, il était déjà mort devant notre fille » a raconté Ndeye Lo, épouse de la victime. Pris de panique par la tournure des événements, le chauffeur « meurtrier » prend la fuite et tente de sauver sa peau en allant se réfugier à la maison du quartier de Diamaguéne, située à deux cent mètres du lieu du drame.
Informés de l’incident malheureux, la police et les sapeurs-pompiers se portent sur les lieux pour l’enlèvement du corps sans vie du vieux Nd. Diop et les constats d’usage. Il faut signaler que la dépouille a été acheminée à la morgue de l’hôpital régional pour une autopsie. Quant au présumé chauffeur meurtrier, il est toujours entre les mains des hommes du commissaire central, Tendeng pour la suite de l’enquête.

