Ce vendredi 11 mars à Dakar, des agents des forces de défense et de sécurité ont bouclé une formation de cinq jours dans le domaine de la fouille des navires. La formation était organisée au profit de policiers, douaniers, gendarmes et marins sénégalais par SEACOP, un projet de l’Union européenne dédié à la coopération aéroportuaire. Elle était conduite par des experts des douanes françaises spécialisés dans la fouille des navires.
La situation de l’Afrique de l’Ouest ’’interpelle les autorités internationales, nationales…pour combattre ce fléau dans un contexte géopolitique mondial’’, a dit-Habibou Diallo, soulignant ’’l’ingéniosité’’ des trafiquants. ’’Cette formation vise à contrôler et à lutter contre le trafic de drogue par voie maritime. Elle avait pour objectif de faire en sorte que les agents aient des compétences sur la fouille des navires’’, a expliqué-Habibou Diallo, lieutenant-colonel des douanes en charge de l’unité mixte de contrôle des containers et des navires au port de Dakar.
D’après lui, les bénéficiaires ont été formés dans des compétences avérées en matière de fouille des navires, de ciblages et de sélections. Evoquant la difficulté dans le contrôle des navires, Habibou Diallo a salué l’effort du gouvernement qui a permis à la marine d’aller ’’de plus en plus loin et faire de plus en plus de saisies’’.
Cette formation est l’aboutissement d’un processus combinant des formations plus basiques aux plus avancées, a expliqué Guy Salas, officier de la douane française et formateur en matière de fouille des navires de commerces. Répondant à une question sur la situation du commerce maritime illicite, selon Aps, il a signalé que l’Afrique de l’Ouest ’’est une zone de rebond permettant aux trafiquants d’acheminer les produits de stupéfiants sur l’Afrique pour une redistribution’’.

