Arrivé à l’objectif de 50% de contenu local d’ici à 2030 et contribuer à l’éclosion de champions nationaux dans l’avènement et l’exploitation prochaine du pétrole et du gaz dont d’importantes quantités ont été découvertes au Sénégal; deux objectifs principaux qui ont été réaffirmés.
En décembre 2021, la Banque africaine de développement (Bad) a octroyé à Invest in Africa (Iia) une subvention d’un million de dollars sur le Fonds d’assistance du secteur privé africain (Fapa). Le but était de renforcer les partenariats d’affaires pour les Petites et moyennes entreprises (Pme). Avec un montant global de 3,463 millions de dollars, le projet a pris forme avec le lancement effectif en mode virtuel, jeudi 3 mars, du Business Linkage Program (Blp). « Le secteur pétrolier et gazier offre de belles opportunités à notre pays. Il y a une nécessité d’accompagner les entreprises locales, pour qu’elles soient à niveau afin de pouvoir décrocher des marchés au Sénégal, voire dans la sous-région. Le contenu local, initié en 2019, vise justement à renforcer la capacité de ces entreprises », a souligné Mamadou Diop, le chef du projet.
Le dit chef de projet a insisté sur la nécessité d’être à niveau pour les entreprises locales, dans un secteur très exigeant. Un « minimum requis » est exigé des entreprises opérant dans le secteur du pétrole et gaz, « de l’aval à l’amont en passant par la production ». Aussi, la phase pratique du projet devra consacrer l’accompagnement de 120 entreprises nationales. « Cette sélection et identification va cibler, dans un premier temps, entre 150 et 170 entreprises locales qui devront participer au programme. Nous prendrons 120 d’entre-elles pour une formation aux critères de base avant d’en retenir 80 qui seront accompagnées du début à la fin », a expliqué le chef du projet.
Le souhait d’avoir des « champions nationaux » se paiera au prix d’une formation ciblée de qualité et de certifications. Déjà les critères de sélection des entreprises sont assez relevés, avec une exigence d’un chiffre d’affaires de 250 000 dollars pour 70% des entreprises et 100 000 dollars pour les 30 %, engendrant, du coup, des risques. Entre autres pendants du projet : permettre un accès aux financements pour les Pme « souvent dans l’incapacité de fournir les informations financières nécessaires ». Les compagnies qui évoluent dans le secteur du pétrole et du gaz payent entre 45 et 90 jours après exécution des travaux, a renseigné-le chef de projet. D’où la nécessité pour les entreprises nationales de disposer, selon lui, de ressources financières solides. Les différentes formations devront démarrer au mois d’octobre prochain, après le recrutement des cabinets de formation, selon Le Soleil.
Se réjouissant du lancement du projet, la socio-économiste supérieure du Bureau pays de la Bad Rokhaya Traoré a fait savoir qu’il sera suivi, dans la même journée, des séances de formation de l’équipe du projet pour les décaissements, la gestion financière, entre autres.

