« Je vais bien Alhamdoulillah. La situation est sous contrôle gouvernemental. Je remercie la population de Guinée Bissau et toutes les personnes au delà de notre pays qui se sont inquiétées pour mon gouvernement et moi. Vive la République et que Dieu veille sur la Guinée-Bissau ».
Je vais bien Alhamdoulillah. La situation est sous contrôle gouvernemental. Je remercie la population de Guinée Bissau et toutes les personnes au delà de notre pays qui se sont inquiétées pour mon gouvernement et moi. Vive la République et que Dieu veille sur la Guinée-Bissau.
— Umaro Sissoco Embaló (@USEmbalo) February 1, 2022
Voila les premiers mots de Umaro Sissoco Embaló qui est toujours président de Guinée-Bissau.
« Je vais bien, la situation a été maitrisée », a affirmé le président Umaro Sissoco Embaló à Jeune Afrique, aux alentours de 19h, heure locale. Joint par téléphone, le chef de l’État bissau-guinéen a assuré se trouver au palais présidentiel. Il a précisé que les tirs, nourris, avaient duré 5 heures et qu’il y avait « beaucoup de morts ». « Ils sont le fait d’éléments isolés », a-t-il déclaré.
La tentative de coup d’état menée par des éléments de l’armée dans l’après-midi de mardi 1er février contre le chef de l’Etat élu à échoué, selon une source proche du chef de l’Etat bissau-guinéen.
En début d’après-midi, alors que le chef de l’Etat présidait un conseil des ministres extraordinaire, des tirs d’armes automatiques s’étaient fait entendre autour du palais du gouvernement.
Selon le correspondant de l’AFP Allen Yero Embalo qui était dans le palais au moment des faits, et joint par Nicolas Germain, journaliste à TV5MONDE. « L’attaque selon le correspondant de l’AFP a été perpétrée par des soldats « des para commandos » dont la caserne se trouve près de l’aéroport. Lors de l’assaut contre le palais les membres du gouvernement et le président Embalo ont été évacués dans d’autres salles du palais selon le correspondant présent durant l’attaque dans le palais ».
Dans la capitale bissau-guinéenne, Bissau, des témoins ont rapporté que des mouvements importants de militaires étaient visibles autour de plusieurs sites sensibles dans la ville.
Ces bruits de bottes ont provoqué la confusion au sein des populations qui ont vidé le centre-ville. Par mesure de précaution, les écoles ont également libéré leurs élèves en attendant de voir l’évolution de la situation.
Dans un communiqué, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a dit suivre « avec une grande préoccupation la situation en Guinée-Bissau ».
La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a condamné mardi la « tentative de coup d’Etat » en cours, selon elle, en Guinée-Bissau et a demandé aux militaires de « retourner dans leurs casernes ».
« La Cédéao condamne cette tentative de coup d’Etat et tient les militaires responsables de l’intégrité physique du président Umaro Sissoco Embalo et des membres de son gouvernement », a déclaré l’organisation sous-régionale dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.
La Guinée-Bissau, ancienne colonie portugaise devenue indépendante en 1973, a connu quatre coups d’Etat. Le dernier, qui date du 12 avril 2012, est survenu entre les deux tours d’une élection présidentielle contestée.

