De Adama Séne correspondant de Teranganews à Saint-Louis
Le dealer Ibrahima Mangara plus connu sous le nom de Barkhama passera les deux prochaines années en prison. Il a été reconnu coupable de trafic de chanvre indien et condamné par le tribunal des flagrants de Saint-Louis. Malgré la surveillance des gendarmes, Barkhama avait fini s’installer son commerce illicite de yamba dans la ville de Ndioum et dans les villages environnants.
Seules les montagnes ne se rencontrent pas, a-t-on coutume de dire. C’est ainsi que le 13 Décembre dernier, le trafiquant de chanvre indien. Ibrahima Mangera longtemps filé par les forces de sécurité, est tombé à la suite d’une patrouille de routine de la gendarmerie. Pourtant le récidiviste dealer avait toujours échappé aux filets des pandores de Ndioum par différents astuces.
Le jour de son arrestation, les gendarmes ont interpellé un jeune au look bizarre répondant au nom de C. Seck. Après une fouille corporelle, les hommes en bleu découvrent par devers lui 3 cornets de chanvre indien bien dissimulés dans une des poches de son pantalon. Acculé de questions sur la provenance du yamba trouvé sur lui, C. Seck craque et balance son fournisseur. Sous bonne escorte, le jeune fumeur mène les éléments de la patrouille au domicile de Ibrahima Mangera alias Barkhama. Surpris par la visite de gendarmes qui étaient à ses trousses depuis longtemps, il tente de les semer en balançant le sac de la drogue hors de la maison. Un geste qui n’a pas échappé à la vigilance des pandores. Ces derniers ont aussitôt récupéré le sec pour vérifier le contenu. Les gendarmes y découvrent 33 cornets de yamba et une quantité de chanvre indien en vrac. Ainsi ils embarquèrent Barkhama et quelques membres de sa famille dont ses deux enfants.. A la brigade, face aux gendarmes enquêteurs les enfants passent aux aveux et mouillent leur papa jusqu’au cou.
D. Mangara, est allé jusqu’à avouer aux gendarmes connaître même la planque dans la chambre où son père de dealer cachait sa marchandise prohibée. Des aveux confortés devant les enquêteurs par ceux de sa sœur. Pour Mlle S. Mangara, elle était en désaccord avec son père depuis plusieurs mois, à cause de son trafic de yamba. » Lui, il s’en foutait à la limite du tort qu’ il faisait à la famille. Alors nous, ses enfants étions la rusée des voisins. Parce que son commerce illicite était devenu un secret de Polichinelle dans tout la ville de Ndioum et environs » a-t-elle déclaré à l’enquête de la gendarmerie. Ce qu’ elle a réitéré devant la Cour. Malgré le sac de yamba trouvé chez lui et les aveux de ses propres enfants, Ibrahima Mangara dit Barkhama a nié n’être mêlé ni de prés, ni de loin au trafic de chanvre indien d9nt il est accusé.
Jeudi dernier, devant la barre du tribunal des flagrants délits de Saint Louis, Barkhama à tenté la même stratégie pour échapper à la justice. Mais c’était sans compter avec la ténacité des juges. D’ailleurs, la cour ne l’a pas raté et ne lui a laissé aucun échappatoire. Car, sa méthode de défense de dénégation systématique n’a pas fonctionné pour convaincre les juges. Avant de rendre la sentence, le procureur et le président l’ont vertement tancé. Ils lui ont signifié que c’est une humiliation pour un père de famille que ses propres fils témoignent contre lui devant un tribunal.
Après délibéré, le président a suivi le réquisitoire du procureur en envoyant Ibrahima Mangara alias « Barkhama » à la citadelle du silence pour deux ans afin de méditer sur son acte.

