De Youssouf DIMMA, correspondant de Teranganews à Ziguinchor
Le bureau national du Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC) sis à Mangoujouroo, au quartier Soucoupapaye de Ziguinchor a fait face à la presse dans son siège ce mercredi soir, 27 octobre 2021. Ce bureau national, dirigé par Edmond Bora, absent pendant le face-à-face avec la presse, ayant terminé une journée de commémoration de l’anniversaire de la disparition d’Abdou Elinkine Diatta, victime de meurtre le 27 octobre 2019 à Mlomp dans le département de Bignona.
Amidou Djiba, le porte-parole du jour du MFDC, par ailleurs « numéro 2 » du bureau national de ce mouvement, a déclaré qu’ils condamnaient la « catastrophe » qu’il y a eu le vendredi 15 octobre 2021 à Kandiadou, dans la commune de Oulampane lorsqu’une mine a explosé faisant cinq (5) morts et plusieurs blessés. « Nous condamnons fermement cette catastrophe qui a fait 5 morts parce que c’est un événement très malheureux. Nous n’avons jamais prôné la violence. Elle a fait 5 morts inutiles, que de jeunes gens ! C’est pénible parce qu’ils constituent la crème et l’avenir du pays. Voilà une perte inutile ! Et c’est ce qu’il ne fallait pas ! Ce n’est pas normal ! » a déploré Amidou Djiba.
Pour lui, cette catastrophe est d’autant plus à condamner que « ce sont des vies humaines qui ont été fauchées par celui ou ceux qui ont posé cette mine, là où passe n’importe qui ; et ce sont des enfants au sortir d’une prière qui sont tombés sur cette mine ».
Le porte-parole du jour du MFDC a appelé l’Etat à « ouvrir une enquête pour déterminer le ou les coupables et qu’ils soient punis, il ne faut pas que cela soit comme les autres enquêtes dont personne ne connaît jamais l’issue. Il faudra chercher où se trouve la vérité ! Il faut trouver celui qui a fait ce massacre-là et le condamner pénalement pour qu’on en finisse ! ».
Le vendredi 15 octobre dernier, entre 14 heures et 15 heures, une mine a explosé à Kandiadiou, localité située dans la commune de Oulampane, arrondissement de Sindian, département de Bignona, tuant cinq (5) jeunes et bénissant plus d’une dizaine d’ ‘autres alors qu’ils sont venus de la prière hebdomadaire du vendredi.

