Le programme CleanFarms a été mis en place mardi. Il vise l’identification des pesticides périmés au niveau national et par la suite trouver des moyens de les éliminer de la circulation. Le projet est prévu sur une durée trimestrielle et voit la participation de plusieurs entités à l’exemple du Gouvernement Sénégalais et de la FAO.
La gestion des pesticides constitue un véritable problème pour toutes les espèces d’après Ibrahima Guèye le président de CropLife/Sénégal, une association qui regroupe en son sein les professionnels de l’agrochimie. « Les pesticides périmés indésirables représentent un sérieux problème par rapport à l’environnement, par rapport à la santé humaine et à la santé animale. »
Le président de CropLife s’exprimait ainsi à l’occasion de la cérémonie de lancement du projet « CleanFarms ». Développé sur une période de trois mois, le projet a pour objectif d’identifier des pesticides périmés et indésirables existant au Sénégal. « Ce projet consiste, dans les trois mois à venir, à « identifier les pesticides périmés au niveau du Sénégal, à les recenser et à en faire l’inventaire en vue de rechercher une solution adéquate pour les éliminer », a indiqué Ibrahima Guèye. Qui, a par ailleurs listé les zones concernées. « Le projet cible la zone des Niayes, la zone cotonnière, la vallée du fleuve Sénégal et la zone du lac de Guiers ».
Pour le directeur de la protection des végétaux, Emile Victor Coly, les études récentes de Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à ce sujet montrent que l’environnement des pesticides cause un problème de santé publique. Selon lui, plus de 37 pour cent des produits en circulation ne bénéficient pas notamment d’une homologation par le Comité sahélien des pesticides. Avant d’ajouter que « les stocks de pesticides périmés sont enregistrés partout et méritent une gestion plus appropriée pour la pertinence du programme +CleanFarms+ du Sénégal ».
Le projet CleanFarms a comme objectif spécifique de faire le point sur les nouveaux stocks de pesticides périmés, y compris ceux non inventoriés. « Nous allons procéder au renforcement des capacités des professionnels des pesticides », a annoncé M. Coly, avant d’indiquer : « Nous devons consentir des efforts pour la gestion rationnelle des contenants métalliques, les emballages des pesticides ».
Le programme CleanFARMS Sénégal est mené dans le cadre de la mise en œuvre de la composante 1 d’un projet de la FAO intitulée « Élimination des pesticides périmés y compris les polluants organiques persistants et renforcement de la gestion des pesticides du Comité permanent inter-États de la lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) (GLP/INT/147/GFF) ».
Il est cofinancé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM/GEF), le Gouvernement du Sénégal, la FAO et CropLife International. Sa mise en œuvre a débuté en août 2016.
Créée en octobre 2004, Croplife/Sénégal a pour mission de représenter l’industrie de la science des végétaux en encourageant le dialogue et la compréhension mutuelle pour la promotion d’une agriculture saine et durable dans toutes les régions du pays. L’association, qui est également membre de Croplife Africa Middle East, affiliée à Croplife International, milite par ailleurs pour une éthique professionnelle de l’agro-pharmacie.

