Pour le mouvement Y EN A MARRE, tout ceci n’est qu’un moyen de casser de l’activiste en guise représailles des évènements de mars dernier. « Nous assistons à une instrumentalisation de la justice. On se dirige vers une criminalisation de cette affaire et que les peines encourues seraient de 10 ans de prison », redoutent-ils.
En effet pour le mouvement citoyen il n’existe plus l’ombre d’un doute tout ceci n’est qu’un sinistre complot destiné à ternir l’image de Y’en a marre mais les gens ne sont pas dupes disent-ils. Pour Aliou Sané et Thiat, Kilifeu et Simon seraient les victimes d’un complot ourdi par l’exécutif qui chercherait à discréditer et décrédibiliser les mouvements tels que “Y’EN A MARRE”. A en croire ces derniers, l’exécutif n’a toujours pas digéré les évènements du mois de mars dernier. « L’affaire est utilisée juste pour détourner l’attention du peuple concernant les députés cités dans un trafic de passeports diplomatiques. Les enquêteurs ont essayé de voir s’il y avait un lien entre ces deux affaires. Mais tel n’est pas le cas. Une partie de la presse a été utilisée pour faire croire que ces deux affaires étaient liées », affirme Aliou Sané.
Face à la presse ce mercredi en présence d’Ousmane Sonko, Barthélémy Dias, Dr Babacar Diop et Guy Marius Sagna entre autres, Aliou Sané a soutenu qu’il n’y aucune preuve reliant cette affaire à celle des députés, ils auraient commencés une « fabrication de preuves ». « Ils se sont rendus compte que l’on se dirigeait vers un simulacre de procès, car il n’y a aucune partie civile. Là ou il y’a escroquerie, il y’a un escroqué, sauf que tel n’est pas le cas dans cette affaire », renseigne-t-il.
Y’en a marre dresse un faisceau d’indices qui prouve à leurs yeux qu’il y’a un complot dont le but principal est de jeter le discrédit sur le mouvement et pour prouver leurs dires ils dénoncent : » une autosaisie sélective de la part du Procureur. Toujours d’après eux, pleins d’autres dossiers, tous plus nébuleux les uns que les autres, dorment dans les tiroirs du procureur. Et que le procureur aurait ignoré le fait que des données à caractère personnel aient été diffusées, en l’occurrence des vidéos. Alors que celui qui a filmé ces vidéos, un certain Thierno Amadou Diallo était en prison au moment de la divulgation de ces dites vidéos. Et d’après eux, une plainte a été déposée par les avocats de Kilifeu contre X à la brigade de la cybercriminalité.

