Le Burkina Faso s’est doté d’un Plan de relance pour la période 2026-2030, destiné à servir de cadre de référence à l’action publique en matière de développement économique et social. Le document a été adopté en Conseil des ministres, marquant une nouvelle étape dans la stratégie de reconstruction et de transformation du pays.
Évalué à environ 36.000 milliards de francs CFA, ce plan ambitionne de répondre aux défis sécuritaires, institutionnels et socio-économiques auxquels le pays est confronté. Selon les autorités, près de 64 % du financement devra provenir de ressources internes, traduisant une volonté affichée de renforcer la souveraineté économique nationale.
Le Plan de relance repose sur quatre axes stratégiques majeurs. Le premier est consacré à la sécurité, à la paix et à la cohésion sociale, considérées comme des préalables indispensables à tout développement durable. Le deuxième axe porte sur la réforme de l’État et l’amélioration de la gouvernance, avec pour objectif de renforcer l’efficacité de l’administration publique et la confiance des citoyens.
Le troisième pilier est axé sur le développement du capital humain, notamment à travers l’éducation, la santé et la formation professionnelle. Enfin, le quatrième axe vise le développement des infrastructures et la transformation structurelle de l’économie, afin de stimuler la croissance, l’industrialisation et la création d’emplois.
Pour garantir la mise en œuvre effective du plan, le gouvernement a également adopté un dispositif de suivi et d’évaluation, encadré par un décret. Ce mécanisme devra assurer la coordination des actions, le suivi des résultats, l’évaluation des impacts et la transparence dans la gestion des ressources publiques.
Selon un article du 360Afrique avec ce Plan de relance 2026-2030, les autorités burkinabè entendent disposer d’un outil stratégique structurant, capable de guider les politiques publiques et de poser les bases d’un développement plus résilient et inclusif sur les cinq prochaines années.
Genèse MOUKAHA

